mercredi 18 novembre 2009

Ski attitude


Spontanément, Noa a détourné (le détournement d'objet est monnaie courante chez mes schtroumpfs) 2 remorques de tracteurs pour en faire des .....skis. C'est lui qui le dit!
"ki moi"

Ca y est, il est prêt je crois! De toutes façons, on a tout le matériel alors mes gnomes n'auront pas le choix: skis, chaussures, casques, salopettes, anoraks, gants, lunettes de soleil...Manquerait à la limite le masque de ski mais bon, on choisira peut être pas un jour de grand froid ou de brouillard pour mettre nos 2 futurs champions sur les planches...

Et non, je refuse qu'on dise que je pousse mes enfants, que c'est trop tôt, que je décide à leur place, que je veux vivre mes rêves par procuration. Je nierais tout en bloc!

dimanche 15 novembre 2009


La situation: samedi aux environs de 18h. On prépare le repas du soir à 2, les miniatures jouent seuls, sans se disputer et sans nous harceler toutes les 30 secondes: en résumé le pied! On apprécie au maximum étant donné que l'humeur des miniatures est depuis quelques semaines plutôt mauvaise (en clair, on essaie de survivre nerveusement entre les caprices, les disputes, les insolences et les sautes d'humeur...)
Avec super-papa, on s'étonnait donc de cette super-entente gémellaire du jour; on entendait nos 2 mini-pousses se raconter des histoires, jouer, rigoler, jouer et encore rigoler sans prêter attention à ce que leurs parents faisaient (ô, bonheur!)
C'était sans compter cette belle surprise...(cf la photo)
Moi, je n'ai pas pu m'empêcher de rigoler, tout en certifiant à mes minots que ce qu'ils avaient fait était une bêtise et qu'il ne faudrait pas recommencer et pendant que super-papa vider le trop plein de la cuvette...

mardi 10 novembre 2009

Et vlan!


Ca y est, c'est fait!
Depuis quelques temps, les "tartes", aussi appelées baffes deviennent de plus en plus fréquentes entre tsunami et hiroshima...Genre, je me laisse pas faire quand mon frère me prend un jouet, qu'il casse mon château ou encore quand il ne veut vraiment pas me prêter LE jouet que je veux absolument précisemment celui-là et pas un autre maintenant tout de suite et y'a pas de négociation possible"; j'utilise alors la selfe défense: une petite baffe pour me venger...
Donc, depuis quelques temps les hurlements les pleurs arrivent très très souvent. Les voisins doivent même parfois se demander si je n'égorge pas un cochon dans ma cuisine.
Mais il parait que c'est normal entre frères...Seulement, on est passé à la vitesse supérieure lundi à la garderie: Alix (qui au dire des puéricultrices était bien "remonté" ce jour-là, j'aime l'euphémisme;-)), a carrément filé un pain à Noa. Résultat, N°2 s'est retrouvé avec le nez semi-violacé (légèrement je vous rassure!) et qui saignait.
Enfin, voilà, je me console en me disant que c'est mieux qu'il s'attaque à son frère qu'à un autre enfant: c'est tout de même plus "socialement correct"...

Remarquez, je devrais être habituée à ce qu'ils se battent: déjà dans mon ventre, c'était des combats de catch. Je me demandais d'ailleurs souvent ce qu'il pouvait bien se passer à l'intérieur de moi: j'avais 2 gremlins dans mon ventre qui se répondaient par des coups de tête ou pieds ou poings (selon l'endroit où je sentais). Mon ventre pouvait se déformer de façon assez impressionnante, ce qui laissait bouche-bé les proches qui assistaient à ce phénomène.
Merde, j'ai enfanté de futurs boxeurs ou catcheurs...

En lisant le dernier livre de Nils Tavernier sur les jumeaux, j'ai eu confirmation que "avant une naissance multiple, il y a une vie intra-utérine. Ils se battent pour de bon." Mais il parait aussi que ces réactions ne peuvent en aucun cas être interprétées comme le présage d'une hostilité entre jumeaux. Bon ça va j'suis un peu rassurée...Mais les imaginer plus tard fâchés entre eux et ne s'adressant plus la parole me fait froid dans le dos. Que cela doit être dur en tant que parents de voir que ses enfants ne s'entendent pas du tout!

Pour l'instant, je sais que leurs disputes sont tout à fait normales et que les moments de grande complicité sont beaucoup plus nombreux, il y a même quelques fois des moments de tendresse...comme sur la photo...

lundi 9 novembre 2009

Sans commentaire...

Voici la situation................super-papa revient de chez le coiffeur. Je lui dis évidemment et immédiatement qu'il est très beau (compliment que je me dois de ne pas oublier au risque de me parler à moi-même toute la soirée...si vous voyez ce que je veux dire...). Mais mon compliment ne lui suffit plus, il faut qu'il demande l'avis de ses garçons. Il se poste devant Alix, en lui disant :
- "tu as vu mon Alixou, papa est allé chez le coiffeur, est-ce qu'il est beau papa?"
- beau papa...........................................é tout gris là papa" répond Alix en montrant précisément les dizainesquelques cheveux blancs grisonnant de son papounet.

Et super-papa a moyennement apprécié le compliment de son fiston et surtout mon rire pas du tout un peu retenu...Bon d'accord, peut-être que dans quelques années, je rigolerai un peu moins...

jeudi 5 novembre 2009

1ères parties de cache-cache

Quel grand moment cette première partie de cache-cache...J'attendais ce moment avec impatience, étant une grande fan de ce jeu quand j'étais petite...Je me rappelle de quelques parties avec ma maman dans toute la maison; bien sûr le plus drôle était que je me cache et que ma maman me cherche. J'arrivais à me mettre dans des états pas possibles de stress tellement je me prenais au jeu. Quand ma maman me trouvait (j'étais pourtant sûre à chaque fois que j'avais trouvé THE cachette, mais elle me trouvais à chaque fois!), je me mettais à courir partout à la recherche de mon père en hurlant tellement je me faisais peur toute seule (n'y cherchez rien de "psy", s'il vous plait!). Ma maman disait toujours qu'elle avait très peur que je me prenne un mur de la maison tellement j'étais dans un état second de délire...Non mais n'importe quoi!

Bref, 25 ans après, la scène se passe chez moi, c'est moi la maman qui cherche mes enfants qui se cachent. Lors des premiers "tours" mes garçons avaient bien compris qu'ils devaient se cacher et que je les chercherais mais le concept de cachette n'était pas encore tout à fait acquis: ils se sont cachés sur le lit mais pas sous la couette, au fond du couloir mais pas derrière une porte...Bref, fallait revoir quelques points du jeu. Super-papa a donc aidé à trouver les cachettes et là le concept de "je me cache mais je fais pas de bruit" lui non plus n'avait pas été construit. Quand je me suis mise à les chercher et que j'ai dit: "Mais, où ils ont cachés mes chéris??", je n'attendais évidemment pas une réponse de leur part. Sauf que les 2 (parce que les 2 se cachent forcément au même endroit, pas moyen de les séparer) m'ont répondu: "sous ya table moi" ...

Enfin, voilà, on a bien rigolé, autant eux que nous, ils étaient bien excités et comme des "bleus", on a fait cette partie de cache-cache juste avant d'aller se coucher...ouaaahhhh, l'erreur de parent débutant!

mardi 3 novembre 2009

L'enfer du 6-8.

L'enfer du 6-8? Je crois que je ne m'avance pas trop en disant que tout parent ne peut nier l'intensité de ce moment de la journée: le 6h-8h! En gros, le moment le plus rude de la journée pour les parents qui ont "récupéré" leur progéniture après une journée de travail (ou de garde, ça dépend de quel côté on voit les choses). En tous cas, pour moi, quand super-papa rentre tard, cela constitue un petit défi physique. Ben ouais, j'ai souvent l'impression qu'une 2ème journée commence. Il faut en 2h réaliser un nombre de tâches assez impressionnant, le tout au milieu (ou en compagnie, faut voir) de 2 zygotos qui ont, eux, un surcroit d'énergie (ou d'énervement) et courent dans tous les sens.

- Doucher/mettre en pyjama 2 miniatures qui ne savent encore pas faire ça tout seul (euh, à quel âge un enfant peut-il se doucher/s'habiller tout seul??? Va falloir que je travaille ça! Et vite, si possible!)

- préparer le repas du soir (on a trouvé l'idée de la soupe de vermicelle: formidable, c'est prêt en 3 minutes et ils adorent, recherché non?), mais aussi du lendemain pour le boulot.

- ranger un minimum puisque évidemment, le matin, on n'a rien eu le temps de faire. Les Gnomes, eux, ont eu le temps de transformer le salon en champ de bataille ou champ de mine avec leurs objets roulants de malheur.

- manger: ça prend bien 3/4 d'heure car il faut à ces messieurs entrée-plat-fromage-dessert.

- ranger encore

-courir après 2 speedy gonzales pour les faire passer sur le pot, leur laver les dents, les coincer dans leur gigoteuse, leur lire une histoire pour le fun (on est bien d'accord, je suis crevée, l'histoire est souvent comment dire? Bâclée? Oui oui, c'est ça)

- bisous- bisous, bonne nuit, et ne faites pas les fous! (vous allez comprendre pourquoi je dis ça...)

Et là, quand je passe la porte de leur chambre, je ressens comme une sorte de libération, je pose enfin mes fesses sur le canapé. Quoi, la première fois depuis que je suis revenue du boulot? Quel bonheur!
Ah non, pas encore, la suite se déroule selon 2 possibilités:

Lors de la première, environ 1 minute après m'être assise, j'entends déjà une petite voix qui m'appelle de l'autre côté du mur: "maman, é ou 2 doudous moi" (= il est où mon 2ème doudou?)

- dans ton lit mon chéri, cherche-le.

- é quoi bruit?

- c'est le voisin qui bouge une chaise, mon coeur.

- mets la couette, maman (ouais, y'a des phrases qui sont dites sans la moindre écorchure, pas beaucoup certes, mais...)

- j'arrive...bon maintenant vous dormez, maman a besoin de se reposer, vous êtes sages (notez ma capacité de persuasion en essayant d'amadouer mes gnomes: ce qui ne marche jamais d'ailleurs)

Lors de la 2ème possibilité, j'ai à peine allumé la télé que je les entends "rifougner" comme des baleines...là je suis à peu près sûre qu'ils ne me réclameront pas mais je suis sûre aussi qu'il va falloir que j'intervienne 10 fois avant qu'ils se décident à dormir (soit l'équivalent d'1h au minimum). C'est donc la débandade: on se raconte mutuellement des livres, on saute dans le lit, on fait les clowns et on est mort de rire, on fait de la balançoire grâce aux montants du lit...et j'en passe. Le tout sans sortir de leur lit respectif (c'est déjà ça!). En gros, ils discutent comme s'ils ne s'étaient pas vu de la journée; mais qu'est-ce qu'ils ont tant à se raconter????
Dans ce cas-là, il n'y a pas 36 solutions mais 2: soit je me mets à côté d'eux pour leur dire "chuuuuuuut" à chaque fois qu'ils ouvrent le bec jusqu'à ce qu'ils s'endorment; soit je prends mon mal en patience et j'attends qu'ils n'aient vraiment plus rien à se dire ou plutôt qu'ils soient tellement crevés à force de papoter qu'ils tombent de sommeil. Hurler ne sert à rien sauf à me faire monter le rythme cardiaque (pas le leur c'est sûr), la seule solution serait de les mettre dans 2 chambres différentes mais voilà, concrètement ce n'est pas possible, alors on fait avec et j'essaie de me "consoler" de cet endormissement tardif en me disant qu'ils ont besoin de leur moment d'intimité puisqu'ils me disent de plus en plus au moment du bisou du soir "pars maman"...C'est plutôt limpide comme demande, non?
Enfin, voilà, ce 6 -8, que j'aurais dû appeler le 6-9 d'ailleurs est bourré d'intensité mais c'est aussi le moment où je retrouve mes garçons qui m'ont quand même manqué ;-) (si, si, on dirait pas comme ça, mais je suis contente...) et puis qu'est-ce que je ferais le soir s'ils n'étaient pas là???Je m'ennuirai?? Non, merci, en fait je ne cherche pas de réponse, je risquerai de trouver...

dimanche 1 novembre 2009

Une première


Fallait quand même immortaliser cet évènement...la première séance de "cima" (cinéma) de mes miniatures. Un peu jeunes me direz-vous? Oui peut-être. C'est sûr qu'il y a peu de chance pour qu'ils se souviennent de cet instant mais tant pis; on en avait envie; l'occasion s'est présentée grâce au festival du film pour enfants de Vizille, donc...on a osé (après une réflexion parentale intense tout de même).
Ce matin, direction le cinéma du jeu de paume pour une séance de 51 minutes "4, 5, 6, Mélie pain d'épice". Au menu, 3 petits dessins animés d'environ 10 minutes et un 4ème un peu plus long...Ouaououuuu, j'avoue que j'avais un peu le trac...comment aller réagir mes miniatures de 2 ans et demi?? Allaient-ils avoir peur du noir? De la musique forte? Du monde? Allaient-ils se dandiner comme des vers de terre sur leurs fauteuil? Chouiner? Pleurer? Parler fort? Bref, dans ma tête, c'était pas gagné alors, je les ai briefés juste avant de rentrer dans le cinéma, histoire qu'ils ne soient pas complètement en terrain inconnu...
Fierté absolue dans les yeux de mes loulous quand ils ont donné leurs tickets à la dame de l'entrée...
Une fois assis, on s'est vite heurté à un obstacle de taille: quand mes moustiques de 12kg se sont assis, le fauteuil qui n'avait même pas senti leurs poids se relevait automatiquement, les transformant en homme-sandwich. Mais le cinéma a fait les choses "bien": des réhausseurs de voiture sont à disposition et tout est rentré dans l'ordre. Nous étions parfaitement installés, fin prêts.
La lumière s'est enfin tamisée puis éteinte et le premier dessin animé "la leçon de natation" a commencé...Même pas peur du noir! C'est déjà ça!
Sauf que ce premier dessin animé en question était très bien réussi, même un peu trop bien d'ailleurs...Il met en scène un petit garçon qui va prendre des cours de natation. On voit et on ressent tout à travers ce petit garçon qui nous transmet toutes ses peurs de l'espace terrifant et inconnu qu'est la piscine. Bref, on est vraiment à l'intérieur du personnage! Ce qui a eu pour effet d'effrayer mon Alixou. Je l'ai vu se décomposer et se mettre à hurler de peur. Le pauvre! Bien sûr, Noa a eu immédiatement la même réaction...Faut dire que le dessin animé était vraiment effrayant. Ce n'est pas le genre de film à montrer à une classe par exemple avant d'aller à la piscine pour la première fois: le risque de se retrouver avec la moitité des élèves prostrée devant le bassin est bien trop grand...
Là, à cet instant précis, je me voyais déjà sortir en catastrophe de la salle en ayant dégouté mes loulous à vie du cinéma...je les ai imaginés aussi faire des cauchemars la nuit et ne plus pouvoir les emmener dans une piscine...
Alix a donc attéri sur mes genoux, j'ai beaucoup commenté la fin du dessin animé en essayant de dédramatiser la situation genre "oh, le monsieur a sauté dans l'eau, il a fait plouf! Oh, plouf encore; oh, il nage bien ce garçon! T'as vu il a les mêmes brassards que toi..." Bref, ça a vraissemblablement marché puisque le reste de la séance s'est très bien passé. Ils n'ont pas bougé d'une oreille, ont quand même beaucoup commenté ce qu'ils voyaient mais sans hurler pour autant. Quand la séance s'est terminée, ils avaient l'air plutôt contents et ont demandé "encore"...

Alors je dirais que c'était plutôt une réussite, un très bon moment qu'on a partagé avec nos minots. On n'ira peut-être pas tous les dimanches mais on sait qu'ils en sont capables et pourquoi pas remettre ça quand un bon dessin animé pas trop long sera à l'affiche et que les dimanches d'hiver se feront un peu longs...