mardi 23 novembre 2010

Et bien comme ça c'est fait...


A table, un soir de semaine.
- papa, quand vous l'avez lacheté le couteau?
- ????????????????
- papa, quand vous l'avez lacheté le couteau?
- heu, j'sais pas, y'a longtemps, tu n'étais pas encore né, vous étiez tous les 2 encore dans le ventre de maman.
- Ah......
Réflexion intense du gnome, genre "tu sens que ça chauffe dans le cibouleau"...
- maman...
-oui mon chéri
, dis-je naïvement.
- maman, cocococomment on est rentré dans ton ventre?
-?????????????????
Réflexion intense et confuse de la maman prise de court pendant que le papa se fend la poire discrètement, la laissant bafouiller une explication "on ne peut plus clair"...
- ben euh, c'est-à-dire que... bon ben le papa met une toute petite graine dans le ventre de la maman qui grandit et heu.... fait grossir le ventre, et devient un bébé.

Silence qui en dit long sur la reflexion familiale....
Oh putain de putain, manquerait plus qu'il me demande "et comment le papa il met la graine dans le ventre de la maman?" Faut que je détourne la direction de cette discussion foireuse.

- Bon, sinon, c'était bien l'école? Vous avez mangé quoi à la cantine?
- ....

Je me croyais sauvée, débarassée...comme une lâche.
Seulement, au bout de 5 minutes, Alix avait poursuivi sa réfléxion philosophique et me demande de but en blanc:
- Mamannnnnn....
-Heu, oui mon chéri...
- Comment on est sorti de ton ventre?
- Oh bordel, il va pas lâcher l'affaire le merdeux.Heu, ben heu, (leur géniteur étant encore plus mort de rire...)... Et bien vous êtes sortis par la.............la.........la foufoune de maman....(Ma confusion étant accentuée par le fait que dans leur cas personnel, ils ne sont justement pas sortis par la foufoune...mais il était hors de question de rentrer dans les détails, cette étape là, on verra plus tard, beaucoup plus tard...)

No comment. Ben ouais, je ne voyais pas d'autres réponses.

Je dois avouer que je n'étais pas du tout prête à répondre à ce genre d'interrogation. En tous cas, pas maintenant. Je croyais que ça serait simple et naturel mais je ne pensais pas que ça viendrait aussi tôt. Je me suis sentie super nulle. Alors, je voudrais mieux me préparer pour la prochaine fois, puisque je suppose que la question reviendra rapidement. En résumé, faut que je me prépare un discours TOUT prêt et bien ficellé. Mais lequel exactement? Je ne suis pas pour leur raconter des histoires du genre "les filles naissent dans les rose et les garçons dans les choux" ou l'histoire de la cigogne qui dépose un bébé. Je m'étais dit que je préférais partir tout de suite dans le VRAI, mais ce n'est finalement pas évident.
En tous cas, malgré un petit moment de "flottement", tout ça nous a bien fait rire!

mercredi 17 novembre 2010

Blog papier

Il y a quelques temps, j'ai pris un coup de flip (super-papa dira que ça m'arrive très souvent...).
Et si un jour mon blog venait à disparaitre de la blogosphère????
Tout ce temps passé à écrire des lignes sur ma vie de maman pour partager mes galères et mes joies mais aussi pour laisser un souvenir à mes lardons risque-t-il de partir en fumée????

Je me suis imaginée en train d'allumer tranquillement l'ordinateur, puis internet. Puis en cliquant sur l'adresse du blog, tomber sur une page vierge de toute écriture. Refaire la manipluation fébrillement en me disant que ce n'est pas possible. Puis, voir la réalité en face: tous mes articles envolés définitivement. La simple idée de découvrir un jour peut-être que tout pourrait disparaitre sans laisser de traces m'a prise au ventre, aux tripes. C'est sûr, j'en serais malade. Vraiment.

Un peu comme si mes souvenirs allaient disparaitre par la même occasion de ma mémoire pour toujours.

Quand mes lardons étaient petits, je me rappelle avoir posé des questions précises à mes parents sur ma propre vie de bébé du genre, "à quel âge ai-je fait mes nuits?" J'étais intriguée par des sujets qui n'ont finalement aucune importance en soi mais qui éveillaient ma curiosité de jeune maman. J'avais besoin de savoir. Malheureusement, mes parents étaient obligés d'admettre qu'ils avaient oublié certains détails de ma primenfance et il fallait faire avec. A l'époque, je me disais que je me rappellerai TOUT, que ce n'était pas possible que j'oublie le moindre détail.

Et pourtant, il faut bien l'admettre, certains souvenirs deviennent de plus en plus flous et certains autres disparaissent même. Il faut bien laisser la place à d'autres souvenirs plus importants. Alors, j'utilise mon blog pour rafraichir ma mémoire. Ca me rassure. Les galères, les bons moments, les émotions sont toujours à porter de clics de souris. Une mémoire écrite sur du virtuel. Je sais que le blog est là, oui mais jusqu'à quand? Pour toujours? Ou jusqu'à demain?

Après tout, il s'agit d'une mémoire écrite sur du virtuel.

Cette virtualité, j'ai donc voulu la transformer en concret, réél, en papier quoi!
J'ai d'abord consulté un site spécialisé dans l'impression de blog. Très facile d'accès, je remplis tout le formulaire, y compris l'adresse de mon blog, quand j'arrive à l'icône "calculer le prix/nombres de pages". Et là, ce fût la douche froide: "85 € en qualité ordinaire noir et blanc pour......524 pages...."
Ah ouais, quand même! J'ai raconté autant de blabla?? Finalement je suis une bavarde...
Un peu trop cher à mon goût.

Donc je me suis mise en tête d'imprimer mon blog par mes propres moyens...

C'est comme ça qu'après pas mal d'heures de "copier/coller" et de remise en pages, j'ai réussi à mettre en lignes 2 ans et demi de ma vie (et surtout celle de mes lardons), soit 180 pages d'un cahier à spirales bien gonflé par les feuilles collées.

Certes, ce n'est pas un beau livre comme j'aurais pu peut-être avoir en commandant sur le site mais l'important pour moi était vraiment d'avoir une sauvegarde au cas où...
D'autant plus que je prends plaisir à feuilleter ce cahier un peu particulier.

Ce qui est certain, c'est que désormais, j'imprimerai mes articles le plus régulièrement possible...

vendredi 12 novembre 2010

Chutes en cascade


Non, je n'ai pas un fils plus casse-cou que l'autre, non je n'ai pas un fils plus maladroit que l'autre, ...enfin je crois...
Et non, je ne maltraite pas mon fils....

Pourtant, Alix se trimballe des égratignures un peu partout sur le visage depuis quelques temps.

Quand un bobo disparait, un autre prend sa place, ou parfois même s'ajoute sans attendre la disparition du premier. Et ce, sans compter les bosses qui ne sont pas forcément visibles.
Bref, on ne compte plus les "tonches"...
Les chutes sont pluri-quotidiennes. Encore ce matin, il a réussi à s'étaler dans la cour de l'école, à 8h du matin, en mouillant la moitié de son pantalon...

C'est comme ça, que tous les soirs, en allant le chercher à l'école, juste après lui avoir demandé s'il allait bien et après avoir fait un rapide état des lieux, j'interroge la maitresse pour savoir si elle a dû dégainer son tube d'arnica.

Alors, quand on me demande "qui est qui?", je ne dis plus qu'Alix est celui qui a les cheveux longs mais plutôt qu'il est celui qui est tout abîmé...

Paradoxalement, je trouve qu'on s'en sort plutôt pas trop mal pour l'instant: juste 2 points de sutures l'année dernière et 2 dents ébréchées il y a 2 ans.
Mais la fréquence des chutes a considérablement augmenté ces dernières semaines et je me demande à partir de quand je dois m'inquiéter...
Je ne vous ai pas dit qu'on m'avait greffé une trousse de secours ???
Et si vous avez des bons plans pour acheter des tubes d'arnica moins chers en lot, j'suis preneuse....

dimanche 7 novembre 2010

2 ans!

Et oui, déjà 2 ans pour ces 2 petites princesses aussi différentes l'une que l'autre
et tout aussi croquantes et craquantes!
Un anniversaire plein d'enfants, plein d'amis, plein de gâteaux et de cadeaux
par une belle après-midi d'automne...
Bon anniversaire et gros bisous à vous 2 Camille et Clara!






samedi 30 octobre 2010

Ressemblance.

Quand je suis sortie du bloc opératoire à la suite de ma césarienne, le personnel a eu (quand même...) la délicatesse de me présenter mes miniatures alors que ça faisait déjà bien 45 longues minutes qu'ils étaient sortis de mon bidon...Noa était dans les bras de son papa et Alix dans les bras d'une inconnue (une sage-femme, grrrrr, elle avait intérêt à bien s'en occuper celle-là; bon je sais, c'était son métier...).

Bref, la première et seule chose que j'ai pu dire en les voyant aura été: "ils sont beaux mes bébés", le tout en larmoyant bien sûr.

Tout ça pour dire que comme toute maman, j'étais aveuglé, par les hormones certainement et trouvais mes rejetons trop beaux (même avec la peau fripée, rouge-violacée, trois poils sur le caillou etc...). Et puis au fil des jours, je les trouvais toujours aussi beaux mais je m'interrogeais sur les appendices qu'ils avaient de chaque coté de la tête. Oui, c'est bien de leurs oreilles que je parle. Mais le constat était sans appel, à 3 semaines de vie, ils avaient déjà des oreilles de la taille de celles d'un adulte. Pourtant il ne me semble pas qu'il y ait de problème héréditaire de ce genre dans nos familles...

Il fallait que je me rende à l'évidence, mes lardons avaient de grandes oreilles (par chance, elles ne sont pas décollées). Je me suis dit qu'elles avaient déjà atteint leur taille adulte, que le reste grandirait mais pas les oreilles...Mais à 3ans et demi, elles me paraissent toujours aussi grandes.

Et puis aujourd'hui, j'ai eu un flash en voyant Alix allongé sur le tapis du salon...Ce flash m'a d'abord fait peur, puis rire et finalement de nouveau peur...Avec ses cheveux mi-longs, j'ai cru voir une lointaine ressemblance avec ....Bernard Thibault. LE CHOC!



Visez cette oreille dépassant de la chevelure.....
Si vous ne voyez pas de qui je parle je vous laisse aller voir sur le net, je ne peux pas me résoudre à mettre les 2 photos en comparaison...

J'me moque, j'me moque...ben ouais! En espérant quand même que ses oreilles ne deviennent pas un complexe en grandisant...

jeudi 28 octobre 2010

Répartie...

Il y a quelques temps, je vous parlais de l'addiction de mes lardons pour la sucette. Scotchée dans leur bouche, il était de plus en plus difficile de leur la faire enlever. A tous moment de la journée, ils la réclamaient, pour un oui ou pour un non. Cela me rendait complètement dingue! Ils le savaient et en profitaient. Bref, le sujet était source de prise de tête, de hurlement maternel et infantile. J'avais l'impression d'avoir tout essayé: le chantage, la négociation, la menace...J'avais même plus ou moins craqué en me disant que l'école approchait et qu'elle représentait mon dernier espoir. (Bon c'est vrai que je mise beaucoup sur l'impact de l'école, mais l'espoir fait vivre, n'est-ce pas?)

Tous les jours, et même parfois à longueur de journée, je m'entendais donc prononcer cette phrase à mes lardons: "Enlève ta sucette, on comprend rien quand tu parles...."

Et puis, effectivement, le changement a été radical avec la rentrée: la "mama" n'est utilisée que pour les dodos ou occasionnellement pour les bobos/chagrins et ça seulement pour Noa. Alix, lui, ne la réclame que pour dormir. Ce retournement de situation s'est fait d'un coup. Même quand ils voient des copains arriver à l'école avec la sucette et le doudou, ils ne me l'ont jamais réclamée; idem le soir quand je vais les chercher, alors qu'ils se jetaient dessus quand j'allais les chercher à la crèche il y a 3 mois seulement.
Ecole, moi je dis que tu fais des miracles...


Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais Alix a même rapporté de la bibliothèque de l'école un livre étonnant et qui m'a vraiment beaucoup plu. Il m'a dit en le sortant de son cartable: "est rigolote l'histoire". "Nina", c'est l'histoire d'une petite fille qui ne veut pas lâcher sa sucette. Sa maman essaie de la convaincre avec des tas d'arguments parce qu'on ne comprend rien quand elle parle, mais rien n'y fait. Finalement, c'est Nina qui va décider toute seule de se séparer de sa sucette en la donnant à un loup stressé qui en avait plus besoin qu'elle....




Et puis, dimanche, en plein mémory endiablé, alors que je mâchais tranquillement un chewing gum, Alix s'arrête de jouer, me regarde et me dit d'un coup d'un seul : "maman, on comprend rien quand tu parles..."

Heu, si à 3 ans et demi, je me prends des vérités comme ça en pleine face par mes enfants, ça risque de me faire tout drôle plus tard...

lundi 25 octobre 2010

Expédition de colis réussie...

Remise en main propre des deux colis en parfait état (autrement dit en mode tsunami et hiroshima) ce matin.

Il y a 2 semaines, j'avais déclaré à super-papa: "10 jours seule avec les rase-moquettes, c'est juste pas possible..." Et comme j'ai un conjoint très compréhensif sur ce point-là, on s'est mis à planifier les vacances des lardons.

Depuis ce matin, ils sont donc chez mes beaux-parents jusqu'à jeudi soir, puis seront avec nous 3 jours pour repartir ensuite 3 jours chez mes parents...
Je l'admets, je suis une mère indigne...........
Ouais, en fait, je ne le pense pas vraiment.
J'ASSUME.
En même temps, ce n'est pas que je veux pas, mais je ne peux pas faire autrement.
C'est une question d'équilibre psychique.
Je devance ou plutôt j'évite les journées "prise de tête" ...
...où je hurle constamment,
...où ils passent leur journée à hurler dans les coins de l'appartement,
...où le fond sonore dépasse largement le seuil de tolérance humaine,
...où je passe mon temps à leur demander de ne pas courir à 7h du matin dans tout l'appartement, ni de jouer au foot dans le salon...
Les occuper une journée, c'est déjà pas évident alors plusieurs jours, c'est clair, j'en suis incapable.
J'ai la possibilité de faire garder mes enfants très souvent (merci les papis-mamies, j'ai conscience de ma chance!) et j'en profite. Je préfère qu'ils passent du temps avec des mamies et papis disponibles, toujours de bonne humeur, toujours prêts à jouer aux playmobiles ou au mémory.

Cela me permet aussi de faire des choses qui permettent de sortir du quotidien et de vivre en mode "pause" pour quelques jours, comme voir une copine, jouer au badminton, passer des soirées tranquilles avec mon amoureux, regarder un bon film en pleine après-midi, faire les boutiques tranquillement...

Bref, les vacances chez les papis-mamies, ça fait plaisir à tout le monde, tout le monde en profite et moi, ça me va bien!

Mais bien sûr tout cela est appréciable quand on sait que cette pause a une durée limitée et que je vais retrouver rapidement une ambiance survoltée avec des rires et des "mamaaaaaannnnns" à tour de bras dès qu'ils passeront le seuil de l'appartement.