jeudi 29 décembre 2011

Comme ça c'est fait!

Il y a environ 2 mois, ma petite Merguez était tombée sur la route après s'être emmélée les pattes avec son frangin dans une course endiablée. Résultat: une lèvre supérieure gonflée, des égratignures et des croûtes un peu partout autour du nez et de la bouche...et surtout la gencive bien bleu-violacé et une incisive qui bougeait de façon inquiétante. Bref, un petit tour chez le dentiste était de rigueur pour une radio de vérification et des conseils de soins à apporter à la dentition de notre agité du bocal.
La radio n'avait rien montré d'affolant, le dentiste nous ayant juste prévenu que sa dent risquait de devenir grisâtre. Il a juste fini par dire à Merguez: "Bon tu fais ce que tu veux avec tes dents de lait mais après faudra vraiment faire attention..."
Ah, ben je crois qu'il a bien suivi son conseil...il a fait ce qu'il voulait avec ses dents de lait....

Hier, en faisant énergiquement de la trottinette (la nouvelle "avec Que 2 roues" apportée par le Père Noël), avec papi, Merguez est de nouveau tombé...fur les dents...
Et il a fallu tout mon self-contrôle d'émotions pour ne pas le prendre dans mes bras à mon arrivée et pleurer toutes mes larmes quand j'ai vu sa bouille toute abîmée...les lèvres enflées, le nez rapé et ...la dent sur la table dans une petite boite...


Ouaip, la dent.
La dent enière avec sa racine.
Et donc un trou dans la dentition de ma Merguez!
Je me suis fait immédiatement une mini séance d'auto-gestion émotionnelle du genre "il va bien, tout va bien". Pas question de montrer le déchirement que cela me procurait. Un déchirement maternelle dira-t-on.
Notre premier réflexe a été de téléphoner à notre dentiste qui bien sûr était en vacances cette semaine. Bon d'accord, elle a le droit mais pas aujourd'hui...mais nous avons quand même eu un dentiste de garde qui nous a dit:
- " Oh mais à 4 ans et demi, ça arrive souvent, c'est pas grave,
- Ah....(Mais qu'est ce que je m'en fiche que ça arrive souvent aux enfants, là, c'est mon gosse dont je te parle et les autres, j'm'en fiiiiiiiiiiiiiiche!!! Mon fils, ma beauté (en toute objectivité bien sûr) est défiguré et vous me dîtes que ce n'est pas grave?????)
- De toutes façons, elle allait tomber dans un an environ....."
- Ah...Un an?? Un an sans dent???

- La dent entière est tombée?
- Ah, oui bien entière, je l'ai dans la main avec sa racine (c'est dommage, j'ai déjà travaillé la dentition avec mes élèves, j'aurais pu leur montrer une vraie dent!)
- Bon, il n'y a rien à faire de toutes façons.
- Ah.........mais y'a un trou dans sa gencive quand même.
- Mais c'est pas grave, ça va se reboucher tout seul.
- Ah...(Et vous ne me le prenez pas en urgence pour remettre sa dent, elle est en bon état encore. J'ai vu à la télé qu'on pouvait la recoller...)
- Vous l'emènerez juste chez son dentiste pour qu'il fasse une radio...
- Ah, ....bon ben merci. Au revoir. (Bouhhhhhhh, un mouchoir s'il vous plait, bouhhhhhhh, mon poussin.......)

Non, sans déconner, qu'est ce que c'est dur de devoir faire face à ce qui arrive à ses enfants, quand on dit que ça prend aux tripes, ce n'est pas qu'une image.
Et puis, j'ai bien senti les regards de super-papa qui me faisaient comprendre sans me le dire que je devrais peut-être consulter un psy...

Mais la raison a quand même pris le dessus en me disant que ce n'était vraiment pas grave, que c'était juste de l'esthétique et qu'on en rigolerait d'ici peu...

dimanche 27 novembre 2011

Du Changement

En aménageant dans notre maison, on peut dire que nous avons posé les valises: pas besoin de faire le moindre travaux, la maison avait été refaite 3 ans avant notre arrivée. Mais bien sûr, nous sommes un peu capricieux et nous avons voulu mettre notre "touch'", histoire de nous sentir bien et vraiment chez nous.
J'entends encore mon père dire : " Il n'y a rien à faire dans cette maison et pourtant ils veulent déjà faire des travaux..." Mais comme un papa (surtout le mien), ne peut rien refuser à sa fille, il s'est vite retrouver en tenue de bricoleur, comme beau-papa aussi d'ailleurs! Rmmm, rmmm, en fait, sans leur aide, on aurait certainement été moins capricieux...
Bref, oui, j'avoue que nous sommes un peu casse-bonbon mais on en regette pas...

C'est comme ça, que nous avons fait "sauter" la cheminée qui prenait beaucoup de place pour la taille de notre salon. Et voici le poële qui a pris sa place...



dimanche 13 novembre 2011

Des Conséquences Imprévues.

Du côté de chez nous, chaque année se déroule le festival du film pour enfants. Un festival avec des séances en quantité et de nombreux films de qualité à voir à partir de 3 ans. Pour une fois que des dessins animés adaptés sont proposés, on saute sur l'occasion. C'est comme ça, que nos lardons en sont dejà à leur 3ème festival. Cette année, on avait donc selectionné 3 films: "Le rêve de Galiléo", "Cheburaska et ses amis" (sélections de courts métrages), et "Emilie Jolie". Les 2 premiers ont été bien apprécié, Chipolata et Merguez semblaient ravis de leurs séances et ont dit à la sortie un rapide et concis "c'était bien", ils ont donné 2-3 détails sur le film au retour à la maison mais rien de plus.

Super-papa étant en vacances pour la séance d' "Emilie Jolie", ce serait une sortie ENTRE HOMMES. Ouahhhhh...
A leur retour en fin d'après-midi, mes lardons commencent à me raconter des passages du dessin animé. Ben dis donc, on dirait bien que le film leur a plu! Mais Super-papa m'apprend discrètement qu'il avait bien fait d'emmener les doudous: Merguez a passé les 3/4 du film sur ses genoux et Chipolata tremblait de temps en temps.
La sorcière faisait peur.
Ah. Tant que ça?
Oui.
Bon. Bon. Bon. Et merde.
Une petite angoisse a commencé à monter en moi. Pourquoi? Et bien parce que mes saucisses sont comment dirais-je? Un peu sensibles? Trouillards? Froussards? Ouais, c'est ça, froussards cinématographiquement parlant.
Il faut dire qu'ils m'ont déjà fait le coup de hurler devant un... BABAR.
Il y a quelques mois, j'avais voulu faire la maman-gâteau en achetant un DVD Babar. Ah, ben j'aurais du me retenir un peu plus...Et oui, dans le premier épisode, un facochère poursuit les jumeaux Babar. Ce fût le drame. Pleurs, cris et autres supplications pour que j'arrête la télé ont envahi le salon. Depuis, ils n'ont plus jamais voulu que je mette ce DVD dans le lecteur, même en leur proposant de voir les autres épisodes. Plusieurs fois j'ai tenté une approche:
"Et si on mettait Babar? Y'a longtemps que vous ne l'avez pas regardé...
Noooooooon, nooooon maman, pas le sanglier!!!!! (le facochère en fait) Il fait trop peur!
Depuis, le DVD tout neuf croupit au fond du tiroir. J'attends qu'ils aient environ 15 ans pour le ressortir...

Bref.

Retour du cinéma. A table.
Le repas se passe quasiment dans le silence. Et chez nous, c'est juste impossible ou alors quand ils sont malades...et comme ils ne sont jamais malades...
Y'a donc bien quelque chose qui cloche.
Les seules phrases qu'ils prononceront auront pour sujet "Emilie Jolie" et la sorcière.
Mouais, encore un mauvais signe?

Oui. Oui c'était même un TRES mauvais signe.
Et je peux dire que cette sale merdeus d' Emilie m'a coûté une nuit de sommeil.
A 23h, après de nombreux levers, de mots doux ou pas pour consoler tantôt l'un tantôt l'autre, je me suis retrouvée sur le tapis de la chambre de Merguez, Merguez dans son lit et Chipolata sous le lit de son frère (sur un matelas quand même). J'ai donc passé la nuit au milieu des grincemments de dents de Merguez, de la veilleuse qui m'éblouissait même les yeux fermés, des ronflements de Chipolata et des playmobils qui me regardaient d'un air bizarre.
Oui je peux le dire, Emilie Jolie m'a pourri ma nuit, elle qui a pourtant bercé mon enfance (j'ai toujours le 33 tours!)...C'est fini!

jeudi 10 novembre 2011

Le jeu des fruits

Bon je ne fais pas de pub, je n'ai pas d'action chez un fabriquant de jeux ou de jouets...Je veux juste donner juste de temps en temps mon avis sur certains jeux, jouets, dessins animés... que j'aurais pu tester...et pouvoir partager mes coups de coeurs ou mes "non coup de coeur" (désolée je me suis bien creusé la tête mais je n'ai pas trouver de contraire à cette expression...Si ça vous vient...)...

Je vais donc commencer par ce jeu de cartes tout simple (c'est en général les plus simples que je préfère!): Le Jeu des Fruits.
Des cartes avec des fruits (prunes, oranges, fraises, bananes et poires) dessinés. Pour pouvoir poser une carte sur celle de l'adversaire, il faut avoir un nombre supérieur de fruits. Le gagnant est celui qui a posé toutes ses cartes. On travaille donc la notion de plus que et moins que. Ouais, vous me direz "c'est l'instit qui parle"! P't être. M'en fiche, mes lardons adorent y jouer, ils sont même capables d'y jouer rien que tous les 2... C'est pas bon ça?

mardi 25 octobre 2011

Ravioles et spaghetti

La bouffe, voilà bien un domaine sur lequel nos lardons ne nous ont jamais de "problème"...ils sont même faciles sur ce terrain-là, mais je crois l'avoir déjà évoqué sur ce blog...

Voici juste la preuve qu'ils mangent de tout et sans quasiment rechigner:

Des brocolis vapeur et sans assaisonnement....ça vous dit????



Pas moi en tous cas........

Ah oui au fait, nous avons racheté une parcelle du champ du paysan d'à côté pour faire un grand potager l'année prochaine et ouvert un compte épargne spécial "bouffe pour plus tard"...Non, ce n'est pas la crise qui nous effraie, nous anticipons juste l'adolescence de nos rejetons.

J'ai souvent ce petit flashforward qui me vient en tête:  "maman, on est rentré du rugby, on crève la dalle, qu'est-ce t'as fait à grailler????"

Si je devais leur donner un deuxième prénom se rapportant à la nourriture je choisirai sans le moindre doute "spaghetti" pour N. et "ravioles" pour A.
Mon n°1 serait prêt à tout (je dis bien à tout), pour manger des ravioles. A n'importe quelle heure de la journée et sans même avoir vraiment faim, il est prêt à s'attaquer à une assiette de ravioles. Je n'arrive même plus à le regarder quand il en mange, il en est écoeurant.
Le paquet de 4 plaques? Je suis sûre que dans les grands jours, il est capable de le manger à lui tout seul. Faîtes l'essai, vous verrez combien de plaques vous êtes capables de manger...
En général, il s'assure toujours, avant de commencer, qu'on a bien acheté 2 paquets...oh purée l'angoisse...Si jamais il n'en avait pas pour sa faim...

Du coup, je suis obligée de faire le plat préféré de N. peu de temps après, histoire de ne pas faire de jaloux...
N. est donc pas mal non plus avec les spaghetti, et lui a une technique très efficace : il les avale quasiment sans les mâcher (pas la peine de s'affoler, les spaghetti sont quand même préalablement coupés) pour qu'il puisse en manger plus en moins de temps...

Et si le rot, dans certains pays arabes est une manière de dire qu'on a bien mangé, que le repas était bon, alors je dois être une super cuisinère...Vous me suivez?
Oui, je vous le confirme, j'ai bien 2 petits cochons à table.
La finesse? Pffffiouuuu, Y'a lontemps qu'on la mise au placard...

dimanche 16 octobre 2011

Au téléphone

Je n'y arrive pas, non décidément je n'y arrive pas!
.........A déterminer lequel de mes fils me parle au téléphone...Hmmm.
Bon d'accord, j'ai une chance sur deux. Mais je n'ai pas envie de faire jouer le hasard, je veux reconnaitre mes fils quand je les ai au bout du fil. Objectivement, je trouve que ça craint...

Je me suis toujours vantée d'avoir été infaillible sur la reconnaissance physique de mes enfants. C'est vrai que j'ai toujours su les différencier, même tout petits, même avec un casque de ski sur la tête, même habillés de façon identique...Non mais ! J'suis leur mère quand même!
Par contre je n'ai jamais avoué que pendant très longtemps je n'ai pas su qui pleurait au milieu de la nuit. On faisait même des paris avec super-papa : "moi je crois que c'est ......... Ben non, moi je crois que c'est ........bon faut aller voir quand même....J'avais raison nananère, c'était bien............ "
Ça ne faisait pas avancer le Schmilblick mais celui qui réussissait le plus souvent pouvait se vanter de mieux connaitre ses enfants. Puéril, je sais!
Et puis en grandissant, les lardons se différenciant de plus en plus dans leur caractère, leur voix et leur façon de pleurer n'étaient plus les mêmes, je pouvais donc savoir qui m'appelait et qui pleurait.
Ouf! Soulagée!
Mais.
Mais impossible de les distinguer au téléphone. Vraiment impossible. On le reconnait (et je dis bien on, super-papa étant dans la même galère). A chaque fois qu'on les a au bout du fil, on est obligé de demander "t'es qui toi?"
Oh la loose! J'ai honte! Pour l'instant, cela ne semble pas trop les déranger, comme le fait de devoir dire à quelqu'un en face d'eux : "mais non moi suis pas..., suis....!". Mais dans quelques années, y'a des chances qu'ils nous le reprochent: "bon papa-maman, faudrait p'tre faire un effort!" Pourtant on fait des efforts pour essayer de trouver des intonations spécifiques à chacun mais autant "en direct", on en distingue plein, autant à travers le combiné, on est foutu!

Reste plus qu'à leur apprendre à se présenter au tout début de la conversation: "bonjour papa-maman, c'est ..."

lundi 8 août 2011

Relation mère-fils numéro1

Depuis tout petit, numéro 1 (Obélix pour les plus intimes) est très proche de son père. Son frère a toujours été proche aussi mais d'une manière moins exclusive. Pendant très longtemps, je n'avais pas l'honneur de le lever le matin, de l'attacher dans la voiture, de lui donner à manger, de l'habiller et de le laver si son papa était là. Non, pas moyen, pas négociable. Ca m'agaçait au plus au point mais c'était un combat qu'il avait gagné dès le départ et je me persuadais que ça passerait. La fusion mère-fils n'était donc pas un concept qui pouvait s'appliquer à nous.

Hmm, hmm, sauf qu' à 3 ans et demi, c'était toujours la même histoire. Ouais, alors c'est sûr que pour certaines choses j'étais du coup tranquille surtout quand numéro 2 avait décidé de jouer la même comédie (très très souvent d'ailleurs). Je m'asseyais dans la voiture et j'attendais que super-papa ait terminé d'attacher les 2 loustics; je mangeais tranquillement (ouais, le mot est un peu fort), pendant que super-papa donnait à manger aux 2 oisillons becs ouverts...
Mais, il faut l'avouer, j'ai souvent ressenti une très grande frustration.

Et depuis quelques mois, Ô miracle, j'ai droit moi aussi à quelques moments de gloire notamment quand je suis sollicitée pour le lever du matin ou la douche. La tendance est loin de s'être inversée mais je me contente et je profite de ces rares opportunités.
Tout ça pour dire que numéro 1 a, semble-t-il (je ne veux pas torp m'avancer), commencé un petit complexe d'Oedipe (léger, le complexe, léger mai peut-être juste comme il faut...).
Notre relation change, enfin, disons plutôt que c'est lui qui fait changer notre relation. Il est devenu depuis quelques semaines plus câlin, voir même très câlin quand il se faufile sur mes genoux à la fin du repas, quand il me saute au cou alors que je suis en plein rangement, ou quand il me fait un bisou à la volée. Il cherche à me séduire par son sourire, avec ses "s'il te plait maman, s'il te plait, s'il te plait..." et ses yeux de tombeur.
Bien sûr, moi, je fonds et super-papa n'oublie pas de me glissser discrètement "Tu sais qu'il va te mener par le bout du nez celui-là..."
Non c'est pas vrai!
Mon fils me charme, c'est tout et je sais être vigilante!
Enfin j'espère...
M'en fiche, c'est tellement bon!

Pour terminer, voici une petite discussion illustrant la tendance du moment chez numéro1:
Il y a quelques jours, nous étions tous les 3 en plein repas quand il me lâche entre 2 bouchées:
- maman, tu me montres tes nénés!
- Euh, ben non pas là et puis je ne vais pas te montrer mes nénés comme ça
- Mais siiii!
- Mais non je te dis.
- Ben, quand tu te déshabilles, tu me montres bien tes nénés!
- .....euh, ben, euh......, tu veux encore des spaghetti?

Faudrait peut-être que je me fasse un peu plus discrète quand je m'habille ou me déshabille...