dimanche 15 septembre 2013

Questions existentielles enfantines...

"Maman, ça veut dire quoi incinérer?"
....euh...pffff...euh...
Bon.
Ok. Quand faut y aller, autant y aller franchement.
- Alors, quand on meurt on peut être mis dans un cercueil et après enterré. Ou alors, on peut être brûlé et ensuite mis dans une boite.
- Ah, c'est bizarre.
...
- Et on est comment après?
- Des cendres.
- Comme celles de la cheminée?
- Euh oui, je crois.
- Et tes papis et mamies, ils ont été brûlés?
- Non, ils sont enterrés.
- Et tu connais quelqu'un qui s'est fait brûlé?
- Euh, non...
Bon, ben on va s'arrêter là.

Quelques jours plus tard.
Spaghetti: "Papa, quand on est mort et qu'on se fait brûler, on sent rien?
Super papa: - Ben non, on est mort, alors on ne sent plus rien.
Spaghetti: - Et donc on peut plus se relever?
Ravioles: - Ben non, y'a que Jésus qui peut se relever!

Existentielles ET mystiques...

mardi 10 septembre 2013

Moi, dans la vie...

Un matin, en se réveillant tranquillement, Raviole me déclare:
- "Moi dans la vie, j'aime dormir, jouer et travailler..."
- Et manger, non?
- Ah oui manger aussi bien sûr!
Que dire de plus? La vie parfaite d'un enfant de 6 ans. C'est si simple, non?
Visiblement, mon fils a l'air heureux.
Et ça me rend heureuse.



jeudi 5 septembre 2013

Ca commence.


"Pendant les vacances, j'ai perdu ma première dent de lait ...
Dans la piscine.
J'm'en suis même pas aperçu, c'est ma copine qui m'a dit "oh, t'as plus ta dent!"
Faut dire qu'elle ne tenait plus qu'à un fil, la dent, pas la copine, hein. Papi a bien ratissé le fond de la piscine avec mon masque mais il n'a rien trouvé. En même temps, papi, sans ses lunettes de vue, il y voit rien... Et puis p't être que je l'ai avalé...
J'ai donc laissé une lettre à la petite souris (sur les conseils de Mathéo qui avait perdu sa première dent de lait dans la neige) pour qu'elle n'oublie quand même pas de me laisser un sou!
Vivement les prochaines, j'ai bien envie de m'acheter un playmobil avec mes sous."

lundi 2 septembre 2013

C'est la rentrée!

"Nous, on rentre au CP demain mais aujourd'hui, on regarde encore Franklin"...
Déjà si grands mais encore si petits...

Les vacances sont déjà derrière nous.
Les choses sérieuses commencent...
Une photo de nos vacances, histoire de reprendre en douceur.
Bonne rentrée!


mercredi 12 juin 2013

Et ce n'est que le début...

Quand mes pimousses ont commencé le rugby à la rentrée scolaire, j'étais très contente.
Ils avaient enfin accepté de nous lâcher les baskets pour aller faire du sport avec leurs copains (l'année dernière, ils n'avaient jamais voulu mettre les pieds sur le terrain, ne voulant jouer qu'avec.... papa).
Chouette! Ils pourraient se défouler en faisant du sport sans nous.
OUF! Non, parce qu'il faut les suivre quand même! A moins de leur faire faire un triathlon dans la journée, on n'a pas encore trouvé la solution pour les crever. On m'a souvent demandé  à quoi je les dopais...
Bref, entrainement tous les mardis soirs et samedis matins. Parfait.

J'ai donc découvert en même temps que mes lardons le monde du sport collectif. Les entraînements et les tournois se sont toujours bien passés, mes lardons adorent ça et ne louperaient une séance rugby pour rien au monde.
Et puis, il y a quelques mois, le club nous a informés qu'un voyage de fin d'année serait organisé. Pour moi, voyage de fin d'année signifiait plutôt une journée à Walibi par exemple, ou un acrobranche...Cool.
Ah, ben non.
Le voyage de fin d'année est un week end en camping, à 2h de route de chez nous...Rrrmmm.
Ma première réaction a été claire et nette: c'est même pas la peine d'y penser! 
Mes bébés, mes tout-petits n'ont que 6 ans, y'a pas moyen que je les laisse partir. Je n'avais même pas l'intention de leur demander leur avis.
Maman veut pas.
Et Super papa est arrivé: "Trop bien les garçons, ça vous dit de partir en week end avec les copains du rugby???? Quelle chance!!!!!"
Pardon?
Mais je suis là. Je suis leur mère. Et je ne suis PAS D'ACCORD et c'est non négociable.
J'ai hurlé sur Super papa Bref, je me suis un peu "emportée": "Mais tu ne te rends pas compte, ils sont encore petits! Ils ne veulent même pas prendre le car pour aller à un tournoi...Ils ne savent même pas encore s'essuyer les fesses (à l'époque)....." Je vous passe mes autres arguments, je crois que super papa aura tout entendu ce soir-là...
Ca m'a pris aux tripes, je n'étais pas du tout prête à me poser ce genre de question, ni à envisager que mes lardons puissent partir sans moi cette année.
J'ai ruminé, pris des avis, demander à une amie dans la même situation (et dans le même état d'esprit que moi), me suis renseignée sur les accompagnateurs...j'ai pris sur moi et je me suis finalement, au fil du temps, faite à cette idée.
Vendredi soir, mes grumeaux partiront donc pour 2 nuits avec une cinquantaine de rubymen en herbe s'éclater dans un camping, sans papa-maman.
Putain, faut que je m'y fasse, mes lardons grandissent...

mercredi 5 juin 2013

Séparé ou non?

Dans la même classe? Dans 2 classes?
On m'a souvent posé ces questions. Très souvent.
On est à la limite de la question existentielle...
Certains me l'ont posée sans aucune arrière pensée ou avis, d'autres avec plus ou moins de sous-entendus que je devinais..."Ah bon, mais les jumeaux, il faut les séparer...Sinon, ils vont être trop fusionnels...Ils ne pourront jamais avoir leur propre identité...Ils ne peuvent pas avoir d'autres copains..."
Je me suis toujours sentie obligée de préciser "On n'a pas le choix, dans leur école, il n'y a qu'une classe par niveau..." Comme s'il fallait que je me justifie...et c'est vrai qu'on n'avait pas le choix, on n'a pas eu besoin de se poser la question. Tant mieux.
Merde alors! Je me pose déjà assez de questions (trop, beaucoup trop selon super papa, mais ça c'est une autre question) surtout pour qu'on m'en rajoute!
Et leur scolarité en maternelle s'est bien passée. Mes lardons sont très ouverts aux autres enfants, ils ont plein de copains, il n'y a pas de position dominante de l'un ou de l'autre et ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les différentes maîtresses qu'ils ont eu.
Bref.
Sauf que le passage au CP est pour la rentrée et qu'il y aura un CP et un CP-CE1. Donc l'occasion ou plutôt la possibilité de les séparer. Ou pas.
Avis pédagogique des maîtresses (dans notre école, les enseignantes proposent mais suivent l'avis des familles): ils sont assez "forts" pour être séparés mais ça ne posera pas de problèmes qu'ils soient dans la même classe.
Ok. On n'est pas plus avancé.

Avis paternel: super-papa contre la séparation, cette éventualité ne l'a même jamais traversé. Il n'est pas prêt. Pas du tout.

Avis des concernés, pris séparément : je veux être avec mon frère! Ben voyons!

Avis maternelle: ???????????????????????????????????????

Décision démocratique oblige, nos lardons seront dans la même classe.
Oui, il va falloir assumer (surtout que l'autre paire de jumeaux des CP sera séparée...), alors qu'il me semble que nous n'avons pas à le faire. Nos lardons sont proches, très proches mais l’entrée au CP ne me semble pas vraiment être l'occasion de bouleverser leur relation. Je crois ne pas me tromper en disant que chaque enfant et chaque parent est plutôt stressé à la perspective du CP, alors s'il faut qu'on se rajoute le stress de la 1ère séparation fraternelle, ça risque de faire beaucoup.. Ca serait con que les apprentissages importants du CP soient parasités.
Bref.
C'est notre choix, on ne dit pas que nous avons forcément fait le meilleur, l'avenir nous le dira.
On ne dit pas non plus que ne changerons pas d'avis pour les autres classes...
On s'adapte, on essaie de suivre notre feeling...

mardi 28 mai 2013

Fête des mères

A la question "Alors, t'as eu ton collier de nouilles?", je suis fière de vous répondre : Et bien NON! Moi, j'ai eu mieux.
Les autres années, j'ai eu le cadre photo en forme de fleur orange et brillant, la corbeille en bois avec des fleurs séchées collées, le cœur en pâte à sel...Et cette année.....
J'ai eu la PARURE de bijoux-nouilles!
Et toc! Le collier ET le bracelet assortis.
Et ouais...l'avantage d'avoir des jumeaux dans la même classe...
Donc, après y avoir échappé pendant plusieurs années, j'ai finalement bien eu le cadeau que tu ne peux pas mettre dans un coin de la chambre et progressivement au sous-sol. Non, le cadeau que tu es obligée de porter pour le montrer à tout le monde...The best quoi! Celui qui est redouté par toutes les mamans mais qu'on finit toutes par avoir un jour ou l'autre...
Avec tout ça, on ne peut pas me louper...et de loin! Je brille de mille couleurs. La maîtresse doit être plus riche que les autres car mes bijoux de nouilles sont en perles de rocailles. Dimanche, j'ai donc arboré fièrement mes bijoux, toute la journée, à la maison. C'est plutôt lundi matin que j'ai moins fait la maline quand juste avant de partir pour l'école, Spaghetti me dit: "mamaaaaaannnnnn, j'aimerai bien que tu mettes ton collier aujourd'hui......" C'était demandé avec tellement d'amour que je n'ai pas pu refuser.
Et puis que dire d'autre après l'avoir lourdement complimenté la veille sur la beauté de son oeuvre (Merci à super-papa qui en a rajouté des tonnes et des tonnes, c'est ça la cohésion entre parents???? Attends la fête des pères, que je me venge!...)
J'ai quand même réussi à ne pas mettre le bracelet de ma Raviole, histoire de ne pas ressembler complètement à un sapin de Noël, prétextant qu'il était, à mon immmmmense regret trop grand et qu'il fallait que je le raccourcisse ou pas, d'ailleurs.
J'ai donc finalement gardé mon collier toute la journée mais heureusement caché sous une polaire et un foulard, merci madame Météo...
Heureusement que je ne l'ai pas enlever car le soir, Spaghetti n'a d'ailleurs pas oublié de me demander "Maman, tu l'as gardé toute la journée mon collier???? 
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ne pas faire de peine à ses enfants!

Je râle, je râle...
Mais quand je repense au temps, à l'énergie et à la passion qu'ils ont mis dans ce cadeau, quand je relis le poème qu'ils ont recopiés eux-même et quand je les revoies me le réciter, j'ai cette impression de fondre, de me liquéfier : une vague d'émotions me traverse...et c'est BON!
La fête des mères, moi, j'aime ça. Et tant pis pour ceux qui disent que c'est une fête commerciale

PS: Le pire dans tout ça, c'est que j'ai fait faire le même cadeau à mes élèves pour leurs mamans et non, ce n'est pas une vengeance personnelle!