mardi 30 avril 2013

Game over Maman!

Je l'avoue, je n'ai jamais aimé jouer aux playmobils avec mes lardons: arrêter les voleurs et faire le bruit du camion de pompiers m'ont toujours prodigieusement gonflé. Alors j'ai essayé de compenser en jouant à des jeux de société avec eux. Il en existe des très faciles qu'on peut commencer assez tôt. Bon, c'est vrai que les premiers jeux de cartes n'étaient pas non plus très passionnants mais eux ça leur plaisait. Bien sûr, j'ai souvent triché en regardant le jeu de mes pimousses ou en feintant la lenteur...tout ça pour qu'ils gagnent. J'ai donc perdu volontairement de trèeees nombreuses fois...

Ca, c'était jusqu'à maintenant.

Maintenant je perds involontairement.

Et ouais, à la rue, je suis à la rue.
Et j'ai même l'impression de ne pas l'avoir vu venir, ce retournement de situation.

Dans les jeux de rapidité, d'observation et de mémorisation, je me fais rétamer par mes lardons. Comme si mon cerveau fonctionnait au ralenti à côté du bouillonnement qui semble agiter celui de mes lardons.

Alors évidemment, ils se font un malin plaisir à me le faire remarquer, comme s'ils avaient senti que désormais ils gagnaient vraiment, sans aide de ma part.

Et j'vous dis pas le sentiment de satisfaction que je lis dans leur sourire à chaque fois qu'ils gagnent et les commentaires fusent:
"Oh, Frangin, c'était trop facile de la gagner Maman!
ou encore 
"Purée, j'ai maté Maman"...
Grrr...Espèces de Merdeux

jeudi 11 avril 2013

C'est un grand pas!

Bon alors je suis sûre que vous êtes dans l’attente.
Ben oui dans l’attente de savoir si notre ultimatum des 6 ans a fonctionné…
Et bien oui, nous avons gagné une bataille contre la flemmingite infantile masculine aiguë.
Hipipip hourra !
Je tiens à mettre en garde toutes les mamans de garçons: la flemmingite aiguë est un Phénomène masculin (bon c'est vrai que je ne peux pas comparer avec des filles, mais y'a quelque chose qui me dit que je ne suis pas complètement dans le faux...) très persistant et pratiquement incurable. Peu de recherche ont été faites sur ce sujet. Mais que font les chercheurs??? Je croyais qu'il y avait des chercheurs pour tout...Bref, je me rends compte que c'est un combat de tous les instants.


Depuis le 26 mars, la liste des priorités pour nous foutre la paix l’autonomie est complète. Mission réussie.
Y' a ben eu quelques tentatives du genre
- "J'ai fini, tu peux venir m'essuyer????
Je l'attendais celle-là, et putain, qu'est-ce que c'était bon de pouvoir enfin lui répondre:
- Ah mais tu peux me rappeler quel âge tu as mon chéri????" 


Et là, rien, aucune réaction, aucun rechignement. 
Le gnome en question s'est débrouillé tout seul, résigné.
Pareil pour la douche.
Autant vous dire que je prépare donc l’ultimatum des 7 ans. Je ne sais pas encore pourquoi mais je sais que ça servira. 





samedi 23 mars 2013

J-2 avant...

Je me souviens encore du "diagnostic" au bout de la première consultation de Dr Patou alors qu'ils n'avaient pas encore 1 an: "vos enfants seront débrouillards mais fatigants". Ou l'inverse. Ce qui s'est avéré plutôt juste. En fait, il a tapé dans le mil.
Sauf que il n'avait pas vu dans sa boule de cristal qu'ils seraient aussi fainéants...et même de plus en plus en grandissant.
- Maman, tu peux me brosser les dents?
- Maman, tu peux m'habiller?
- Maman, tu peux me laver?
- Maman, tu peux m'essuyer?
- Maman, tu peux me couper ma quenelle?
Ils savent tout faire. Mais ils ont aussi une monstrueuse petite flemme. 
Purée, ils vont avoir 6 ans et dans 5 mois, ils rentrent au CP. 
Comment c'est possible d'avoir l'âge d'apprendre à lire mais ne pas vouloir s'habiller tout seul?
C'est ça un paradoxe? J'imagine bien ce qu'ils peuvent se dire: "j'veux bien grandir pour certaines choses intéressantes mais pour les choses contraignantes, si Môman peut faire à ma place, c'est bien mieux..."
Ca fait bientôt 6 ans qu'on essuie deux paires de fesses.
Avec super-papa, on s'la joue même à "pierre-feuille-ciseaux" pour savoir qui de nous 2 deux doit s'y coller quand on entend "J'ai finiiiiiiiii..." Oh, bordel. Moi, j'en peux plus!
Fallait qu'on trouve une idée pour les motiver. C'était plus possible de continuer comme ça. 
Mais comme l'inspiration nous a fait cruellement défaut, on a décidé de carrément poser un ultimatum. Le jour de leur 6 ans marquera un tournant: toutes les demandes ci-dessus n'auront plus lieu d'être. Mes lardons sont au courant depuis plusieurs mois de ce "contrat". Alors de temps en temps, on leur rappelle le décompte et ils nous répondent "ouais ouais, on sait..."
Ca craint, je le reconnais. On est un peu parents-lourdingues sur ce coup. Mais je veux y croire. Alors, comme quand on attend impatiemment d'avoir 18 ans et de se sentir majeur et libre, nous, on attend les 6 ans de nos enfants.
Bref. Je mise tout sur le 26 mars.
J-2.

dimanche 17 mars 2013

Des livres, encore des livres...

Depuis qu’ils sont tout petits, mes pimousses adorent les livres.
Très tôt, on a essayé de leur lire des histoires.
Bon c’est vrai qu’au début, quand on leur lisait une histoire, on avait un peu l’impression  qu’ils s’en fichaient complètement. Ils tournaient autour de nous cherchant à faire autre chose mais on s’est aussi vite aperçu, que malgré tout, ils écoutaient, à leur façon. Finalement assez vite, l’histoire du soir est devenue un rituel et leur capacité de concentration s’est agrandie. Au point qu’ils sont devenus accros aux histoires.
Vers 18 mois, on a du faire face à une période critique de la phase du coucher. On ne savait plus quoi faire pour qu’ils n’hurlent pas une fois dans leurs lits. On en avait marre de rester au pied de leur lit en attendant qu'ils veuillent bien capituler et tomber enfin dans les bras de Morphée. 
A cours d'idées, on leur a autorisé un livre. Histoire de détourner leur attention.
Et ça a marché. Bon, d'accord, on avait plus ou moins réglé le problème de l'endormissement, mais l'histoire s'est corsée au milieu de la nuit...
Bref.
Depuis, ils n’ont pas fait un coucher sans prendre leurs 2 livres autorisés.
Même quand ils sont claqués (c’est vrai, ça n’arrive pas très souvent).
Même lorsqu'ils se couchent plus tard que la normale.
C'est vrai qu'il faut leur dire de s'arrêter et de passer en mode "je ferme les yeux" mais on assume. 
C’est comme ça qu’on se voit dans l’obligation de fréquenter 2 bibliothèques, au moins 1 fois tous les 15 jours, voir 1 fois par semaine.
Il faut dire que les retours de bibliothèque sont toujours un moment calme. Ils passent tous les 2 un grand moment à regarder et commenter les nouveaux livres. Et des moments aussi calmes, chez nous, c’est plutôt rare et précieux…

J’espère juste que cette attirance restera quand ils grandiront et qu’ils sauront lire.
Quand j'étais enfant ou même adolescente, ma mère désespérait de mon absence d'intérêt pour les livres et me disait « mais tu ne lis pas assez, va donc prendre un bouquin si tu t'ennuies ! ».
Je n'en voyais pas franchement l'intérêt. Alors que maintenant, je rêverais d'avoir du temps pour lire.
Peut-être n'aurais-je pas cette inquiétude...


jeudi 28 février 2013

Shopping mère/fils

Je voulais avoir un garçon. Je ne sais pas pourquoi, je me voyais mieux avec un fils.
J'aurais peut être juste voulu avoir une fille pour me faire plaisir en faisant des emplettes avec elle. Ben ouais, je me voyais déjà en plein shopping avec ma poulette, acheter des tuniques, des petites sandales brillantes, des jupes en jean...genre les petites filles de La Redoute..
Sandale enfant filleRobe rayée manches courtes enfant fille, Kihawo





J'ai eu 2 fils. 
Des lardons !
J'ai donc mis au placard cette projection d'avant grossesse.

Pas grave.

Et puis après tout, le rayon garçon est bien mieux que ce que je pensais.

C'est vrai que le choix est moins important que chez les filles mais on peut trouver des fringues pas mal du tout: chemise, jeans, pulls sans manches, chaussures sympas...
Jean spécial maternelle garçon, VertbaudetChemise garçon, VertbaudetBottines enfant garçon et fille

Sauf que. 
Sauf que au fur et à mesure que mes lardons ont grandi, leur choix vestimentaire s'est affirmé et qu'ils sont devenus plutôt exclusifs dans leur genre.
Jusqu'à  l'année dernière, je faisais les soldes 2 fois par an pour faire un stock de vêtements. Ça m'allait bien. J'arrivais à prévoir les tailles à acheter pour la saison d'après et dans les quantités suffisantes. Bref, je me débrouillais pas mal dans cette gestion. 
Et puis Spaghetti a commencé à refuser de mettre des chemises, puis des jeans: "moi j'aime pas les jeans". Puis ce fût au tour des pulls qui n'étaient pas des sweats ou des polaires  Il me rendait chèvre quand il me disait "c'est pas beau, j'aime pas!" en boudant en slip au milieu de sa chambre. On s'est pris le bec de nombreux matins et quand on sait que les énervements du matin avant de partir à l'école sont très et même trop fréquents, j'ai capitulé devant ses refus intempestifs. Oui,après plusieurs vêtements neufs laissés à l'abandon dans l’armoire, le merdeux le pimousse a gagné. Je n'achèterai plus de vêtements sans lui et sans son accord. Oh putain, je suis en train de réaliser que mon fils est un tyran, un enfant roi????
En fait sa passion du sport grandissant, il était finalement normal que Spaghetti n'aime que les vêtements de sport. 
Au début, quand je sortais un nouveau vêtement de mon stock, il me demandait:  "c'est un vêtement de sport ça?" J'ai bien essayé de l'embrouiller quelques fois en affirmant: "mais oui mon chéri, c'est un pull de sport ce joli pull en V en laine..." 
Bien sûr, il n'a pas été dupe longtemps et m'a vite envoyé sur les roses...Evidemment, Raviole suit aussi  le même chemin mais reste un peu plus facile d'habillage et accepte de temps en temps un pull en coton un peu plus classe mais pour combien de temps?
Depuis, j'ai fait une croix sur les parkas, les chaussures en cuir, les jeans, les chemises, les pulls en laine, bref, tout ce qui est à la mode quoi!

Voilà donc ce qu'à donner la mini-séance shopping de ce matin.
 



La classe, non?
J'ai juste l’impression d'avoir à la maison une succursale de décathlon à la maison.

Il faut que je me fasse une raison: mes enfants sont inintéressants vestimentairement!

En même temps ce n'est pas très compliqué, un seul magasin suffit, ça ne nous ruine pas et je suis sûre qu'ils sont à l'aise pour grimper et sauter partout...bien dans leurs baskets, quoi!


dimanche 17 février 2013

Besoin de soleil!

Dimanche,14h.
Super-papa couché pour cause de lendemain d'intoxication alimentaire.
Lardons bien occupés à jouer calmement dehors après une matinée piscine.
Trois possibilités s'offrent à moi pour ce dimanche après-midi :
Ménage? Non. Je risque de réveiller super-papa, ça ne serait pas sympa..
Préparation de classe? Euh...Non. C'est la dernière semaine avant les vacances, on va y aller cool...
Bullage au soleil? Assez tentant je dois dire...
Allez, j'avoue qu'en fait, je n'ai aucune excuse valable pour ne pas opter pour les les deux premières possibilités. J'ai beau chercher. Rien.
J'ai tourné en rond un moment avant de prendre ma décision.
Autant avant d'avoir des enfants, je n'aurais pas hésité (j'avais le temps de tout faire!) mais depuis que je suis maman, j'ai toujours l'impression qu'un temps de pause va avoir des conséquences, pas toujours positives. Comme si je n'avais pas droit à l'erreur. Rassurez-moi, on est toutes dans la même galère?
Finalement, je me suis trouvée une bonne excuse: il fallait booster ma fabrication de vitamine D, en prenant donc le soleil, pour attaquer au mieux ma dernière semaine de boulot avant les vacances...
C'était décidé, je m'octroyais une pause transat. Non mais!

Et je ne regrette pas ce délicieux moment où je n'ai rien fait. Juste un peu de lecture, histoire de mettre mon cerveau en position veille. Si je ne fais rien, absolument rien, je n'arrive pas à empêcher mon cerveau de réfléchir, cogiter, ressasser, prévoir... Un bouquin, au soleil sur mon transat, voilà un vrai moment de détente. Quel bonheur de sentir cette chaleur et cette lumière sur mon visage... Je crois que j'aurais pu me faire griller. Peut-être devrais-je m'obliger plus souvent ce genre de pause...

dimanche 10 février 2013

Y'a du boulot...

"Oh, regarde Maman, c'est le totem..."
Rmm, rmm, va falloir penser à faire un peu de culture générale...

"Et regarde, frangin, regarde ce doigt de vieille?"