mardi 21 décembre 2010

Dîner aux bougies.


Parfois, l’hiver, quand j'étais enfant, il m’arrivait de vouloir de « dîner aux bougies ». On éteignait toutes les lumières et la télé pour manger dans une ambiance "chalet de montagne de haute altitude privé d'électricité pour cause de grosses chutes de neige".

Comme si le temps s'était arrêté et que la civilisation était à des centaines de kilomètres de nous.

Je crois ne plus avoir repensé à cette anecdote depuis des années quand, en tombant sur des bougies perdues dans le carton de décorations de noël, ce souvenir d'enfance m'est revenu comme un flash.

Excitée comme une gosse, j’ai proposé à mes lardons de dîner le soir même à la lueur des bougies…

Ils n’ont pas tout de suite compris le pourquoi du comment, à mon avis, ils se sont même demandés si maman était devenue folle…J'ai presque pu lire dans leurs yeux "Et oh, maman, on est au 21ème siècle, on a l’eau courante et l’électricité…"
Mais finalement, ils se sont pris au jeu et je crois que l’expérience leur a plu, puisqu'ils se sont empressés de le raconter à leur papa qui rentrait du travail. Quant à moi, j'ai bien apprécié aussi puisque j'ai mangé avec des enfants beaucoup plus calmes que d’habitude…Effet de surprise probablement ;-))
Encore un retour dans mes souvenirs d’enfance…Les fêtes de Noël me rendraient-elles nostalgique? Non, je crois seulement que j'éprouve une immense plaisir à partager avec mes enfants des moments qui m'ont moi-même rendue heureuse...

samedi 18 décembre 2010

Brèves de Week end.

Brève n°1
Il y a quelques jours, alors que je me plaignais de mon mal de dos chronique, Noa m'expose sa nouvelle théorie expliquant ma douleur.

- Maman, pourquoi t'as mal au dos?
- Ah si je le savais mon chéri...
- Toi, tu as des trop gros nénés ptêtre...

Mais pourquoi n'y avais-je pas penser plus tôt...


Brève n°2
- Nous, on a bientôt 4 ans et Quand on-on-on a 5 ans, alors, papa maman sont vieux."
Sans commentaire.


Brève n°3
- Maman, toi me donne la soupe
- Non, tu manges tout seul, moi aussi je mange.
- Si maman, toi é me donner, z'en peux plus...


Brève n°4
Alors nous, on aime le ski ! Papa est maman n’ont même pas encore fait leur première sortie qu’on en a déjà 2 à notre actif! C’est Papa qui est à fond. Même par – 9° au soleil, on se retrouve emmitouflé sous plusieurs couches de vêtements, les skis aux pieds et c’est parti mon kiki ! Pour l’instant, on commence à savoir descendre en chasse-neige mais sans virage. Ce qu’on préfère, c’est bien le téléski, on dirait presque un manège ! Mais alors qu’est-ce que ça fatigue le ski !!

Vous aurez peut-être remarqué qu'on n'a pas trop confiance dans la conduite de papa, alors, on préfère se protéger...


mercredi 15 décembre 2010

Enfin.

Jusqu'à présent, ce qui nous servait de sapin était en plastique, ne mesurait pas plus de 1 m, sentait le moisi de la cave dans lequel il séjournait le 48 semaines par an. (Je devais le laisser prendre l'air au moins 1 semaine avant sur la terrasse). Bref, il était ridicule et empestait l'appartement. Ce n'était plus possible. En même temps, l'an passé, mes lardons l'avaient quasiment ignoré ce sapin. Je me rappelle qu'après avoir posé une seule petite boule, ils m'avaient laissée tomber au milieu des décoration préférant jouer avec leurs voitures. Je l'avais décoré toute seule, super déçue d'avoir complètement râté mon effet.

Cette année, j'ai senti que noël est devenu un évènement important pour mes lardons. Et puis j'ai voulu retrouver un peu mes souvenirs d'enfance, quand j'allais acheter un VRAI sapin avec mes parents, quand la maison s'emplissait de cette odeur de forêt, quand on sortait les cartons de décorations...j'adorais ce moment. Cette année, ce serait donc un VRAI sapin qui viendrait s'installer chez nous.

Nous avons profité de l'occasion d'une commande de sapins groupée organisée par le sou des écoles de notre école.

LA livraison était prévue pour jeudi 9/12.

Quelques jours avant, leur impatience grandissant, les lardons ont donc fait un décompte de dodos.

A J-1, l'attente était trop dure, j'ai sorti le carton de décorations. J'ai eu droit à un défilé de lardons décorés de guirlandes dorées et rouges. "Maman, décore-moi". Le sol de l'appartement a été lui aussi redécoré de poils de guirlandes. (Cette anecdote parait anodine, sauf si on sait que mon aspirateur est en train de rendre l'âme...) Bref, ça les a bien occupés...

Jeudi matin, le décompte est terminé, c'est le jour-J.

Sauf que.

Sauf que jeudi matin, c'est la douche froide en arrivant à l'école. La maitresse m'informe que les sapins n'arriveront que mardi. Oh punaise, bon qu'est-ce que je vais inventer comme histoire pour embrouiller mes lardons et faire passer la pilule???

Finalement la maitresse s'en est chargée, en expliquant la vérité (trop de neige, parait-il). Et comme ce qui vient de la bouche de la maitresse est toujours vrai, l'annonce est passée comme une lettre à la poste. Merci Maitresse!

Alors, pour de nouveau patienter, on a décoré l'appart avec nos guirlandes, qu'on a posées sur les meubles, avec les boules qu'on a accrochées là où on pouvait...Une déco super kitch mais qui a ravi mes lardons et là est bien l'essentiel.

Mardi, le sapin est bien arrivé. Il a été très vite recouvert de mille couleurs. Mes lardons étaient tellement fous de joie, qu'ils dansaient autour du sapin entre 2 poses de guirlandes. Super-papa a même mis un CD de cantiques de Noël en fond sonore pour faire comme dans les films américains. C'était un moment très agréable qui nous a tous mis de bonne humeur pour la soirée.

Bon, notre sapin ne ressemble pas à ceux qui me font rêver dans les magazines de décoration mais toutes ces couleurs mélangées et ce côté brouillon aves ces boules dépareillées, finalement ça me plait bien!


mercredi 8 décembre 2010

Ben noooon!!

"Ben nooooooon!!!!!"
Oh, putain de... purée, je n'en peux plus de cette phrase que mes lardons m'envoient à la figure en réponse à 50% de mes demandes.............
.............sachant qu'en réponse à 25% du reste, ils répondent "Ben si!", il ne reste que 25% de nos discussions qui restent normales et agréables. Ca ne fait quand même pas beaucoup...
Bref, TOUT, absolument TOUT est contesté, même ce qui ne peut pas l'être, comme le fait qu'il pleuve dehors ou qu'il fasse nuit.
Dites-moi, cette fameuse phase du NON, elle n'est pas censée concerner les enfants de 2 ans, normalement??? On m'aurait menti??
Non, parce que là, je me rends bien compte que cette phase a commencé vers leur 16 mois et qu'elle est TOUJOURS là à 3 ans et demi bien tassés. A moins que...Non, c'est paspossible que ce soit simplement leur caractère qu'ils tentent de nous imposer.
Bref, un vrai bonheur de discuter avec mes rejetons, si on peut appeler ça discuter...

Hier, je me suis d'ailleurs aperçue que je passais mon temps à hurler, même en public, parce que je me retrouve complètement démuni face à leur caractère de merdouillons baveux bien trempé. J'essaie pourtant de garder mon calme le plus possible mais au bout de ma 3ème injonction, menace ou demande, je hurle.

Voici un exemple de discussion, si on peut appeler ça une discussion...
- Moi ze veux redarder un dessin animé.
- Pas maintenant, on va prendre la douche. Tu en verra un après si tu veux.
- Ben noooooon, moi ze veux redarder un dessin animé TOUT SUITE, z'ai envie.
- Je t'ai dit non, c'est comme ça.
- Ben noooon, moi ze veux pas laller à la douche maintenant.
- Bon, si tu continue à me répondre, tu ne verras pas de dessins animé du tout!
- Ben siiiiii
oh putain, j'vais m'le faire

ou alors:
- Moi, ze veu faire du vélo.
- Ah mon chéri, ça va pas être possible, y'a 25 cm de neige dehors aujourd'hui.
- Ben si, moi ze veux faire du vélo sur la route!
- Non, tu es trop petit pour faire du vélo sur la route.
- Ben nooooo!
Non, je ne vais pas crier, non, je reste zen...oh et puis je n'y arrive pas
- ON NE VA PAS FAIRE DU VELO AUJOURD'HUI, C'EST PAS POSSIBLE!

Et ça m'énerve encore plus quand super-papa me dit de ne pas hurler parce que je le fais sursauter et que c'est insupportable de m'entendre crier. Mais justement, c'est le but!!!!!!!!!!!!!!

Je sais pourtant au fond de moi que ce n'est pas la solution et surtout ce n'est pas ce que je voulais devenir: une mère accariatre qui ne sait pas faire autre chose que de crier sur ses enfants. Mais là, je n'y arrive pas. Dites moi que ça va passer, hein?

samedi 4 décembre 2010

Décompte.

En cette fin d'année, j'avais envie d'acheter un calendrier de l'avent à mes lardons (2 en fait, car il y a longtemps que je ne me prends plus la tête à vouloir tout leur faire partager, à tort, d'ailleurs peut être...Bref, ceci est une autre discussion!). Jusqu'à présent, je les trouvais trop petits pour que ce calendrier ait une quelconque signifcation pour eux hormis le fait d'avoir un petit cadeau chaque jour. Je savais aussi que la principale difficulté résiderait dans le fait qu'il fallait attendre le jour d'après pour ouvrir une nouvelle fenêtre. En bref, le supplice de tantale! Mais cette année, l'école les ayant beaucoup fait évoluer dans le repérage temporel (même si c'est encore TREEEEEEES difficile: le mot "hier" signifie tous les jours passés, y compris les jours des années passées...), je me suis dit qu'on pouvait tenter le coup.
Bien sûr, je n'ai pas eu le courage d'en fabriquer un, je n'ai pas le talent de certaines mamans-blogueuses comme chez une vie de cacahuètes (Respect!), alors, j'ai joué plutôt la carte commerciale à fond en achetant celui-ci:



Mercredi, j'ai donc expliqué le principe à mes lardons qui ont eu l'air emballés. J'ai bien insisté sur le fait qu'il fallait ouvrir une seule fenêtre par jour. Quand il n'en resterait plus qu'une, ce sera la nuit où le père Noël passera .
Alors chaque soir, dans la voiture en rentrant de l'école, je les entends se demander entre eux "on va voir quéqui ya dans la fenêrte, peut être un bonhomme de neige?"...
Dès qu'on arrive chez nous, on ouvre ensemble la fenêtre du jour, on découvre le petit chocolat d'une forme différente à chaque fois. Mais attention, pas question de le manger immédiatement! Ce sera le dessert du repas du soir, qui sert accessoirement de chantage pour les motiver à manger la soupe de légumes et ça marche!...


mardi 23 novembre 2010

Et bien comme ça c'est fait...


A table, un soir de semaine.
- papa, quand vous l'avez lacheté le couteau?
- ????????????????
- papa, quand vous l'avez lacheté le couteau?
- heu, j'sais pas, y'a longtemps, tu n'étais pas encore né, vous étiez tous les 2 encore dans le ventre de maman.
- Ah......
Réflexion intense du gnome, genre "tu sens que ça chauffe dans le cibouleau"...
- maman...
-oui mon chéri
, dis-je naïvement.
- maman, cocococomment on est rentré dans ton ventre?
-?????????????????
Réflexion intense et confuse de la maman prise de court pendant que le papa se fend la poire discrètement, la laissant bafouiller une explication "on ne peut plus clair"...
- ben euh, c'est-à-dire que... bon ben le papa met une toute petite graine dans le ventre de la maman qui grandit et heu.... fait grossir le ventre, et devient un bébé.

Silence qui en dit long sur la reflexion familiale....
Oh putain de putain, manquerait plus qu'il me demande "et comment le papa il met la graine dans le ventre de la maman?" Faut que je détourne la direction de cette discussion foireuse.

- Bon, sinon, c'était bien l'école? Vous avez mangé quoi à la cantine?
- ....

Je me croyais sauvée, débarassée...comme une lâche.
Seulement, au bout de 5 minutes, Alix avait poursuivi sa réfléxion philosophique et me demande de but en blanc:
- Mamannnnnn....
-Heu, oui mon chéri...
- Comment on est sorti de ton ventre?
- Oh bordel, il va pas lâcher l'affaire le merdeux.Heu, ben heu, (leur géniteur étant encore plus mort de rire...)... Et bien vous êtes sortis par la.............la.........la foufoune de maman....(Ma confusion étant accentuée par le fait que dans leur cas personnel, ils ne sont justement pas sortis par la foufoune...mais il était hors de question de rentrer dans les détails, cette étape là, on verra plus tard, beaucoup plus tard...)

No comment. Ben ouais, je ne voyais pas d'autres réponses.

Je dois avouer que je n'étais pas du tout prête à répondre à ce genre d'interrogation. En tous cas, pas maintenant. Je croyais que ça serait simple et naturel mais je ne pensais pas que ça viendrait aussi tôt. Je me suis sentie super nulle. Alors, je voudrais mieux me préparer pour la prochaine fois, puisque je suppose que la question reviendra rapidement. En résumé, faut que je me prépare un discours TOUT prêt et bien ficellé. Mais lequel exactement? Je ne suis pas pour leur raconter des histoires du genre "les filles naissent dans les rose et les garçons dans les choux" ou l'histoire de la cigogne qui dépose un bébé. Je m'étais dit que je préférais partir tout de suite dans le VRAI, mais ce n'est finalement pas évident.
En tous cas, malgré un petit moment de "flottement", tout ça nous a bien fait rire!

mercredi 17 novembre 2010

Blog papier

Il y a quelques temps, j'ai pris un coup de flip (super-papa dira que ça m'arrive très souvent...).
Et si un jour mon blog venait à disparaitre de la blogosphère????
Tout ce temps passé à écrire des lignes sur ma vie de maman pour partager mes galères et mes joies mais aussi pour laisser un souvenir à mes lardons risque-t-il de partir en fumée????

Je me suis imaginée en train d'allumer tranquillement l'ordinateur, puis internet. Puis en cliquant sur l'adresse du blog, tomber sur une page vierge de toute écriture. Refaire la manipluation fébrillement en me disant que ce n'est pas possible. Puis, voir la réalité en face: tous mes articles envolés définitivement. La simple idée de découvrir un jour peut-être que tout pourrait disparaitre sans laisser de traces m'a prise au ventre, aux tripes. C'est sûr, j'en serais malade. Vraiment.

Un peu comme si mes souvenirs allaient disparaitre par la même occasion de ma mémoire pour toujours.

Quand mes lardons étaient petits, je me rappelle avoir posé des questions précises à mes parents sur ma propre vie de bébé du genre, "à quel âge ai-je fait mes nuits?" J'étais intriguée par des sujets qui n'ont finalement aucune importance en soi mais qui éveillaient ma curiosité de jeune maman. J'avais besoin de savoir. Malheureusement, mes parents étaient obligés d'admettre qu'ils avaient oublié certains détails de ma primenfance et il fallait faire avec. A l'époque, je me disais que je me rappellerai TOUT, que ce n'était pas possible que j'oublie le moindre détail.

Et pourtant, il faut bien l'admettre, certains souvenirs deviennent de plus en plus flous et certains autres disparaissent même. Il faut bien laisser la place à d'autres souvenirs plus importants. Alors, j'utilise mon blog pour rafraichir ma mémoire. Ca me rassure. Les galères, les bons moments, les émotions sont toujours à porter de clics de souris. Une mémoire écrite sur du virtuel. Je sais que le blog est là, oui mais jusqu'à quand? Pour toujours? Ou jusqu'à demain?

Après tout, il s'agit d'une mémoire écrite sur du virtuel.

Cette virtualité, j'ai donc voulu la transformer en concret, réél, en papier quoi!
J'ai d'abord consulté un site spécialisé dans l'impression de blog. Très facile d'accès, je remplis tout le formulaire, y compris l'adresse de mon blog, quand j'arrive à l'icône "calculer le prix/nombres de pages". Et là, ce fût la douche froide: "85 € en qualité ordinaire noir et blanc pour......524 pages...."
Ah ouais, quand même! J'ai raconté autant de blabla?? Finalement je suis une bavarde...
Un peu trop cher à mon goût.

Donc je me suis mise en tête d'imprimer mon blog par mes propres moyens...

C'est comme ça qu'après pas mal d'heures de "copier/coller" et de remise en pages, j'ai réussi à mettre en lignes 2 ans et demi de ma vie (et surtout celle de mes lardons), soit 180 pages d'un cahier à spirales bien gonflé par les feuilles collées.

Certes, ce n'est pas un beau livre comme j'aurais pu peut-être avoir en commandant sur le site mais l'important pour moi était vraiment d'avoir une sauvegarde au cas où...
D'autant plus que je prends plaisir à feuilleter ce cahier un peu particulier.

Ce qui est certain, c'est que désormais, j'imprimerai mes articles le plus régulièrement possible...

vendredi 12 novembre 2010

Chutes en cascade


Non, je n'ai pas un fils plus casse-cou que l'autre, non je n'ai pas un fils plus maladroit que l'autre, ...enfin je crois...
Et non, je ne maltraite pas mon fils....

Pourtant, Alix se trimballe des égratignures un peu partout sur le visage depuis quelques temps.

Quand un bobo disparait, un autre prend sa place, ou parfois même s'ajoute sans attendre la disparition du premier. Et ce, sans compter les bosses qui ne sont pas forcément visibles.
Bref, on ne compte plus les "tonches"...
Les chutes sont pluri-quotidiennes. Encore ce matin, il a réussi à s'étaler dans la cour de l'école, à 8h du matin, en mouillant la moitié de son pantalon...

C'est comme ça, que tous les soirs, en allant le chercher à l'école, juste après lui avoir demandé s'il allait bien et après avoir fait un rapide état des lieux, j'interroge la maitresse pour savoir si elle a dû dégainer son tube d'arnica.

Alors, quand on me demande "qui est qui?", je ne dis plus qu'Alix est celui qui a les cheveux longs mais plutôt qu'il est celui qui est tout abîmé...

Paradoxalement, je trouve qu'on s'en sort plutôt pas trop mal pour l'instant: juste 2 points de sutures l'année dernière et 2 dents ébréchées il y a 2 ans.
Mais la fréquence des chutes a considérablement augmenté ces dernières semaines et je me demande à partir de quand je dois m'inquiéter...
Je ne vous ai pas dit qu'on m'avait greffé une trousse de secours ???
Et si vous avez des bons plans pour acheter des tubes d'arnica moins chers en lot, j'suis preneuse....

dimanche 7 novembre 2010

2 ans!

Et oui, déjà 2 ans pour ces 2 petites princesses aussi différentes l'une que l'autre
et tout aussi croquantes et craquantes!
Un anniversaire plein d'enfants, plein d'amis, plein de gâteaux et de cadeaux
par une belle après-midi d'automne...
Bon anniversaire et gros bisous à vous 2 Camille et Clara!






samedi 30 octobre 2010

Ressemblance.

Quand je suis sortie du bloc opératoire à la suite de ma césarienne, le personnel a eu (quand même...) la délicatesse de me présenter mes miniatures alors que ça faisait déjà bien 45 longues minutes qu'ils étaient sortis de mon bidon...Noa était dans les bras de son papa et Alix dans les bras d'une inconnue (une sage-femme, grrrrr, elle avait intérêt à bien s'en occuper celle-là; bon je sais, c'était son métier...).

Bref, la première et seule chose que j'ai pu dire en les voyant aura été: "ils sont beaux mes bébés", le tout en larmoyant bien sûr.

Tout ça pour dire que comme toute maman, j'étais aveuglé, par les hormones certainement et trouvais mes rejetons trop beaux (même avec la peau fripée, rouge-violacée, trois poils sur le caillou etc...). Et puis au fil des jours, je les trouvais toujours aussi beaux mais je m'interrogeais sur les appendices qu'ils avaient de chaque coté de la tête. Oui, c'est bien de leurs oreilles que je parle. Mais le constat était sans appel, à 3 semaines de vie, ils avaient déjà des oreilles de la taille de celles d'un adulte. Pourtant il ne me semble pas qu'il y ait de problème héréditaire de ce genre dans nos familles...

Il fallait que je me rende à l'évidence, mes lardons avaient de grandes oreilles (par chance, elles ne sont pas décollées). Je me suis dit qu'elles avaient déjà atteint leur taille adulte, que le reste grandirait mais pas les oreilles...Mais à 3ans et demi, elles me paraissent toujours aussi grandes.

Et puis aujourd'hui, j'ai eu un flash en voyant Alix allongé sur le tapis du salon...Ce flash m'a d'abord fait peur, puis rire et finalement de nouveau peur...Avec ses cheveux mi-longs, j'ai cru voir une lointaine ressemblance avec ....Bernard Thibault. LE CHOC!



Visez cette oreille dépassant de la chevelure.....
Si vous ne voyez pas de qui je parle je vous laisse aller voir sur le net, je ne peux pas me résoudre à mettre les 2 photos en comparaison...

J'me moque, j'me moque...ben ouais! En espérant quand même que ses oreilles ne deviennent pas un complexe en grandisant...

jeudi 28 octobre 2010

Répartie...

Il y a quelques temps, je vous parlais de l'addiction de mes lardons pour la sucette. Scotchée dans leur bouche, il était de plus en plus difficile de leur la faire enlever. A tous moment de la journée, ils la réclamaient, pour un oui ou pour un non. Cela me rendait complètement dingue! Ils le savaient et en profitaient. Bref, le sujet était source de prise de tête, de hurlement maternel et infantile. J'avais l'impression d'avoir tout essayé: le chantage, la négociation, la menace...J'avais même plus ou moins craqué en me disant que l'école approchait et qu'elle représentait mon dernier espoir. (Bon c'est vrai que je mise beaucoup sur l'impact de l'école, mais l'espoir fait vivre, n'est-ce pas?)

Tous les jours, et même parfois à longueur de journée, je m'entendais donc prononcer cette phrase à mes lardons: "Enlève ta sucette, on comprend rien quand tu parles...."

Et puis, effectivement, le changement a été radical avec la rentrée: la "mama" n'est utilisée que pour les dodos ou occasionnellement pour les bobos/chagrins et ça seulement pour Noa. Alix, lui, ne la réclame que pour dormir. Ce retournement de situation s'est fait d'un coup. Même quand ils voient des copains arriver à l'école avec la sucette et le doudou, ils ne me l'ont jamais réclamée; idem le soir quand je vais les chercher, alors qu'ils se jetaient dessus quand j'allais les chercher à la crèche il y a 3 mois seulement.
Ecole, moi je dis que tu fais des miracles...


Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais Alix a même rapporté de la bibliothèque de l'école un livre étonnant et qui m'a vraiment beaucoup plu. Il m'a dit en le sortant de son cartable: "est rigolote l'histoire". "Nina", c'est l'histoire d'une petite fille qui ne veut pas lâcher sa sucette. Sa maman essaie de la convaincre avec des tas d'arguments parce qu'on ne comprend rien quand elle parle, mais rien n'y fait. Finalement, c'est Nina qui va décider toute seule de se séparer de sa sucette en la donnant à un loup stressé qui en avait plus besoin qu'elle....




Et puis, dimanche, en plein mémory endiablé, alors que je mâchais tranquillement un chewing gum, Alix s'arrête de jouer, me regarde et me dit d'un coup d'un seul : "maman, on comprend rien quand tu parles..."

Heu, si à 3 ans et demi, je me prends des vérités comme ça en pleine face par mes enfants, ça risque de me faire tout drôle plus tard...

lundi 25 octobre 2010

Expédition de colis réussie...

Remise en main propre des deux colis en parfait état (autrement dit en mode tsunami et hiroshima) ce matin.

Il y a 2 semaines, j'avais déclaré à super-papa: "10 jours seule avec les rase-moquettes, c'est juste pas possible..." Et comme j'ai un conjoint très compréhensif sur ce point-là, on s'est mis à planifier les vacances des lardons.

Depuis ce matin, ils sont donc chez mes beaux-parents jusqu'à jeudi soir, puis seront avec nous 3 jours pour repartir ensuite 3 jours chez mes parents...
Je l'admets, je suis une mère indigne...........
Ouais, en fait, je ne le pense pas vraiment.
J'ASSUME.
En même temps, ce n'est pas que je veux pas, mais je ne peux pas faire autrement.
C'est une question d'équilibre psychique.
Je devance ou plutôt j'évite les journées "prise de tête" ...
...où je hurle constamment,
...où ils passent leur journée à hurler dans les coins de l'appartement,
...où le fond sonore dépasse largement le seuil de tolérance humaine,
...où je passe mon temps à leur demander de ne pas courir à 7h du matin dans tout l'appartement, ni de jouer au foot dans le salon...
Les occuper une journée, c'est déjà pas évident alors plusieurs jours, c'est clair, j'en suis incapable.
J'ai la possibilité de faire garder mes enfants très souvent (merci les papis-mamies, j'ai conscience de ma chance!) et j'en profite. Je préfère qu'ils passent du temps avec des mamies et papis disponibles, toujours de bonne humeur, toujours prêts à jouer aux playmobiles ou au mémory.

Cela me permet aussi de faire des choses qui permettent de sortir du quotidien et de vivre en mode "pause" pour quelques jours, comme voir une copine, jouer au badminton, passer des soirées tranquilles avec mon amoureux, regarder un bon film en pleine après-midi, faire les boutiques tranquillement...

Bref, les vacances chez les papis-mamies, ça fait plaisir à tout le monde, tout le monde en profite et moi, ça me va bien!

Mais bien sûr tout cela est appréciable quand on sait que cette pause a une durée limitée et que je vais retrouver rapidement une ambiance survoltée avec des rires et des "mamaaaaaannnnns" à tour de bras dès qu'ils passeront le seuil de l'appartement.

mardi 19 octobre 2010

Tu sais que tu es instit' si...

>Si tu as de la peinture sur les doigts et de la craie sur les fesses
> Si tu es fier de faire partie des gens qui savent faire la différence entre pédagogie et didactique, voire entre progression et programmation
> S'il y a dans ta cuisine un tableau de responsabilités
> Si tu parles à tout le monde en articulant et en insistant sur les particules de négation
>Si tu passes tes soirées à chercher des mandalas et des coloriages magiques sur internet
> Si tu as déjà sérieusement considéré l'achat d'une plastifieuse
> Si tu as acheté une plastifieuse
> S'il y a des comptines sur ton mp3
> Si tu as la gastro
> Si tu ne peux plus prononcer une phrase qui contienne moins de trois sigles
> Si tu sais ce qu'est un massicot et si en plus tu en as utilisé un
> Si tu crois que ton prénom est « maîtresse »
> Si tu es un homme et que tu finis quand même par croire que ton prénom est « maîtresse »
> Si quand tu croises ne serait-ce qu'un marron par terre tu entrevois déjà les objectifs spécifiques et les compétences transversales d'une séquence complète
> Si tu dis « chut » quand les gens parlent trop fort pendant une soirée
> Si la dernière fois que tu as été à la fnac tu as acheté des albums de littérature de jeunesse
> Si tu te sens ridicule quand tu fais le kangourou en salle de motricité
> Si tu ne te sens même plus ridicule quand tu fais le kangourou en salle de motricité
>Si tu entasses les pots de yaourt vides, les vieux prospectus, les bouteilles d'eau vides et les cartons de toutes tailles en te disant que ça finira bien par servir un jour
>Si tu retrouves souvent un bic rouge (avec son bouchon) jusque dans tes cheveux.
>Si tu connais par cœur la date de la fête des mères, de la fête des pères, de la fête des grands -mères
>Si le concept de "vacances d'été" veut encore dire qq chose pour toi
>Si tu en viens (sans t'en rendre compte) à utiliser dans tes conversations des mots tels que : sot, saperlipopette, ras la casquette, tu me fais suer, tu prends tes cliques et claques , pu...naise...
>Si tu ne peux pas t'empêcher de reprendre tes amis quand ils disent c'est le sac A ma mère ou qu'ils écrivent "il C'est fait mal"
>Si tu t'es déjà fait appeler maman par une quinzaine d'enfants différents dans ta vie
>Si tu ne te rends plus compte qu'une cour de récréation est très bruyante sauf quand tu essaies de répondre à ton portable à ce moment là
> Si tu ne supportes plus les enfants bruyants en dehors de l'école et que tu te retiens pour ne pas leur faire de réflexions car (finalement) tu ne les connais même pas!
>Si tu sais d'avance qu'il y a certains prénoms que tu ne donneras JAMAIS à tes enfants (Hugo,Tom,Kevin...)
> Si tu fais partie des gens qui savent encore utiliser un Bescherelle
>Si tu fais trois jambes aux « m » et deux jambes aux « n », un joli petit pont aux « p » et deux boucles aux « f
> Si tu as déjà confisqué des "couilles de mammouth"
>Si ce ne sont pas des billets mais des billes que tu retrouves dans toutes tes poches de manteau
>Si pour toi la différence entre la nature et la fonction d'un mot n'est pas qu'une vieille notion très lointaine
>Si quand tu rentres le soir tu as du mal à enlever du bic, le blanc voire la peinture que tu as partout sur les mains.
>Si tu ne mets ton beau pantalon blanc que le WE
>Si quand tu regardes la météo tu penses au lendemain et au fait de devoir mettre ,ou pas, tes grosses chaussettes et ta polaire, pour ton service de récré
>Si tu prépares ta gamelle du midi la veille au soir, parce que tu ne te résous pas à manger des frites tous les lundis et du poisson tous les vendredis à la cantine
>Si tu as des poux
>Si à la fin d'un tel WE tu t'endors avec des A-EA-NA plein la tête-
>Si tu penses que la nouvelle année commence le 1er septembre
> Si tu pars bosser avec un Eastpack plein à craquer et trois cabas
>Si tu connais au moins 14 Kevin et 28 Léa
>Si tu tripes sur les catalogues de fournitures scolaires
>Si tu as plein de copines instits
> Si tu te transformes en ermite trois week-ends par an parce que tu t'y es encore pris au dernier moment pour remplir ces p... de livrets scolaires ou une semaine parce que tu viens d'apprendre que tu es inspecté...
> Si tu emploies un langage châtié quatre jours par semaine de 8h30 à 16h30 mais qu'en dehors de ça tu jures comme un routier
>Si tu prends ton repas de 11h30 à 12h
>Si tu exploites tes élèves pour effectuer les besognes chiantes et que tu leurres ta conscience en te disant que ça les responsabilise
>Si tu fais la grasse mat' le mercredi matin (sauf si t'es maman)
>Si tu préfères les chaussures confortables aux escarpins trendy
>Si tu fais tes courses en surveillant les rayons et en espérant que tu ne croiseras pas d'élèves avec leurs parents
>Si tu restes connecté à la mode des jeunes en observant les tendances capillaires et les coutumes vestimentaires dans la cour de récré
>Si tu développes une tolérance accrue ou au contraire une tolérance zéro au bruit en dehors des heures de travail
>Si tu fais des goûters d'anniversaire avec quatre-quarts et Banga
>Si tu te sers encore d'un compas, et il fait 50cm de long
>Si tu sais changer le toner d'une photocopieuse
> Si tu es enfin le plus grand sur la photo de classe
>Si tu commences l'année au Sédatif PC et tu la finis à la Red Bull
>Si tu as lu cette page en espérant griller des fautes d'orthographe
>Si tu te tords la cheville en voulant shooter dans le ballon pendant la récré pour montrer à tes élèves que toi aussi t'as été djeun

C'est peut-être du réchauffé pour certains (ça circule depuis pas mal de temps sur facebook...) mais pour moi c'est une petite découverte qui m'a beaucoup détendue puisque je suis concernée directement;-))
En tous cas, je me reconnais dans chacun des items, oh punaise, ça aussi c'est un terme de pédago????

lundi 18 octobre 2010

Complicité

"Alors, à votre avis, qu'est-ce que je peux bien faire la tête fourrée dans cette armoire?????"


"Tout simplement, je papote en cachette avec mon frangin...c'est bien dommage qu'on soit maintenant un peu trop grand pour rentrer tous les 2 dedans, sinon, ce serait vraiment le top! Là, Noa a la meilleure place, mais j'vous rassure, on s'entend assez bien pour faire à tour de rôle...
Maman a trouvé notre jeu drôle dans un premier temps, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle a pris des photos et puis après, quand elle s'est aperçue qu'elle allait devoir ranger tous les vêtements, elle a été beaucoup moins cool et nous a demandé de déguerpir sur le champ..."


L'avantage d'avoir des jumeaux (oui, oui notez bien que je parle d'avantage, c'est très rare, voir peut-être même la première fois), c'est que les trouvailles en matière d'occupation sont quasiment sans fin.
Très souvent, ils n'ont besoin de presque rien pour s'amuser.
Une couverture, un canapé, un tabouret...Ce soir, d'ailleurs, aucun jouet n'a été sorti des tiroirs...
Ils s'inventent des histoires à n'en plus finir, se créeant des scénarii avec des loups, des renards, des sorcières, des pompiers...Bien sûr, ce sont jamais rarement des jeux calmes; comme dans les vrais jeux de garçons, ils se poursuivent, s'attrapent, voir même se plaquent et se sautent dessus...S'alternent donc les franches rigolades et les hurlements pour débordement physique. De quoi créer un fond sonore qui peut nous réduire le cerveau en bouillie après une journée de boulot, et accessoirement rendre complètement barjot la voisine de dessous (Tiens, c'est bizarre, elle a l'air de nous éviter...)
Alors on a bien essayé de les envoyer à coups de pieds aux fesses gentiment dans leur chambre en leur expliquant que papa et maman avaient travaillé et qu'ils avaient besoin de calme mais un besoin irrépressif de sortir de leur 10m² les conduit directement dans le salon, dans un rayon de 1 m autour de nous.
Dans ces moments de grande complicité, on dirait que rien ne peut leur arriver, on a même parfois l'impression de ne plus exister, d'être transparent! Serait-ce ça la bulle gémellaire?

Alors, j'avoue que parfois, un sentiment de jalousie m'envahit, moi qui suis fille unique et qui ai toujours rêvé d'avoir un frère ou une soeur. Je n'ai jamais ressenti cette complicité et cet amour fraternels. Bien sûr, je sais que ce n'est pas parce qu'on a des frères et soeurs qu'on s'entend forcément avec eux mais ce lien du sang me manque et c'est en voyant celui qu'ont mes enfants qu'il me revient en pleine figure.
Il est vrai aussi que même si j'avais eu un frère ou une soeur, notre entente n'aurait peut -etre pas ressemblé à celle de mes lardons mais je ne cesse d'admirer et d'envier leur complicité, ce lien qui fait qu'ils se comprennent, qu'ils se rassurent, qu'ils ne sont jamais seul. Le tout en ayant leur propre caractère bien affirmé et leur autonomie.
C'est la vie qui a fait que je suis fille unique (et d'ailleurs aussi que je suis amoureuse d'un fils unique) et j'ose penser que c'est aussi peut-être pour cette raison que la nature a décidé que j'aurais 2 enfants en même temps. Et c'est en regardant Alix rire aux éclats parce que Noa saute sur son ventre que je mesure enfin ma chance...

PS: Mes lardons ont dû être vraiment sympas ce soir pour que je dise tout ça...J'aurais pas écrit les mêmes choses samedi soir...Bref...

samedi 9 octobre 2010

Petits garçons de ménage

Voilà comment ça se passe chez nous!
Non, mais !
On les elève à la dure: chacun son bazar, chacun son ménage...C'est maintenant qu'on commence la formation à l'autonomie et aux responsabilités...et j'en profite, pour l'instant ils ne savent pas encore appeler SOS enfance maltraitée

Attendez, je n'ai pas envie de faire leurs lits et ranger leur chambre jusqu'à ce qu'ils partent de la maison comme leur père.............oups, je m'égare, ma belle-maman s'est mise à internet et lit mon blog...

Mettre la table, débarasser son assiette/couverts/verre et les mettre dans le lave-vaisselle, mettre ses vêtements dans la panière à linge, vider le lave-linge, ranger ses chaussettes et slips propres dans son tiroir...
Le comble du bonheur pour eux serait que je leur laisse une éponge et de l'eau pour tout astiquer mais là j'ai quand même un peu peur de retrouver l'appart comme dévasté par une tornade...

Toutes ces tâches sont encore un jeu pour eux alors autant prendre de bonnes habitudes tant qu'ils ne voient pas la contrainte....car je crains qu'à l'adolescence (certainement même avant...), l'enthousiame face aux tâches ménagères ne chute brutalement...

Je m'imagine déjà, dans 12 ans.................................entrer dans leur chambre d'ado........

Mais quelle est cette odeur qui me pique les yeux? Serait-ce une odeur de chaussette sale?...Un seul moyen de survivre, ouvrir la fenêtre, et vite, très vite....Ah putain comment je vais faire pour y accéder, y'a plus un cm² de sol vierge de vêtements....Ah re-putain, dans quoi je me suis emmélée les pieds? Si je pouvais les passer par la fenêtre ces 6 maudites consoles vidéo!!!!!!
Mais, mais comment ça se fait qu'il y ait dans ce coin une montagne de vêtements? Mais c'est bien sûr, il y a dessous le sac de rugby avec les affaires mouillées de l'entrainement de la semaine dernière...
Nom de dieu qu'est ce qu'il y a dans ce bol, sur la table de nuit? On dirait du rendu de croquettes de chat... Que je suis bête, ce ne sont que des céréales dans du lait caillé de 4 jours.

Et là, la tête sous le magazine "rugbyrama", affalés sur leur lit, le MP50 greffé aux oreilles, une énorme mèche de cheveux gras devant la tronche, je trouverai mon ado qui ne m'adresserait la parole juste pour me demander : "dis mman, t'as pas 50€ à m'filer, j'ai besoin d'mélange pour mon scoot'..." Bien sûr le tout avec la voix déglinguée d'un ado qui n'arrive plus à maitriser ses cordes vocales...

Bref, j'ai un peu déviée de mon sujet de départ mais vous êtes au courant de la vision de ma vie future avec mes lardons ado....
Qu'est-ce qu'on va s'marrer! Mmmmm, j'ai hate...

vendredi 8 octobre 2010

Mots d'enfants


Avec l'école, le langage s'améliore, le vocabulaire s'enrichit. Voici donc des petites phrases ou morceaux de discussion qui nous ont bien fait sourire (ou même rire) entre deux bonnes prises de tête parent-enfant...


Alix: "papa, tu viens jouer?"
papa: "oui et à quoi?"
Alix: "...........on va jouer à s'amuser...."
Le meilleur jeu qui puisse exister.........

Dans un magasin de chaussures, Alix est en train d'essayer une paire de bottes de pluie qui semblent beaucoup lui plaire:
Alix: "C'est parfait maman!"
Et bien puisque tu le dis mon fils.....

Alix et Noa sont en train de coller des gommettes sur leurs dessins.
Alix: "z'arrive pas mamannnnn"
Noa: "fais un effort!"
C'est exactement ce que j'allais dire....


Alix qui déguste pour la première fois un balisto (vous vous souvenez de la pub "balisto, ça change tout, c'est différent, c'est pas pareil, chocolat, amande et miel..."?)
papa (super jaloux de voir ses fils manger les 2 derniers balistos) -Alors il est bon ce biscuit?
Alix - mmm, c'est délicieuse....


Revenant d'un week end chez papi-mamie....
Noa: "hier, chez papi-mamie, y'avait une mouche......et...et ....et papi Gaby la zigouillé la mouche!"


Alix: "pour réparer, papi, il a forcé comme un malade..."

Dimanche matin, à 7h30, mes lardons sont déjà entrés en action en jouant avec leurs motos...

- et les merdeux garçons, vous faites trop de bruit, la voisine n'est peut-être pas encore réveillée...

Alix:- "non, nous, on va faire doucement du bruit..."



Et la meilleure (très objectivement!) pour la fin:

- Nono, c'est qui ta chérie?

- C'est maman...

J'ai l'air niaise, là? Moi, Meuuuuh, noooon, c'est même pas vrai! Bon d'accord, c'est vrai...


Tout ça pour dire que tout le monde va bien, mes lardons se sont très bien adaptés à l'école, ils y vont avec plaisir. C'est la grande forme pour eux, toujours aussi speed, énervants, fatigants mais aussi pertinents, curieux, facétieux, calins et surprenants...

samedi 4 septembre 2010

La rentrée


Mes lardons sont devenus des grands. La rentrée les a fait passé du côté des écoliers, certes de petits écoliers mais pour moi, c'est vraiment une grande étape. C'est sûr, que plus tard, il y aura des étapes peut -être encore plus chargées en émotion comme la rentrée au CP, la rentrée au collège, et j'en passe mais ça je le découvrirais plus tard...pour l'instant, j'ai essayé de profiter pleinement de ce passage de la toute petite enfance à l'enfance.

J'ai apprécié chaque moment.

La veille, on a préparé les cartables avec la casquette, le nouveau verre "oui-oui" pour l'école, le paquet de mouchoirs, des vêtements de rechange et bien sûr "mama-coucou" pour la sieste (ils sont grands mais faut pas déconner quand même!). Après la douche, on a sorti les vêtements "pour être beaux" le lendemain. Et enfin, je leur ai expliqué les grandes étapes du déroulement de leur premier jour d'école...

Le matin même, on sentait bien que l'ambiance était différente. Il planait comme un petit air de stress...Contrairement à d'habitude, ils se sont rapidement préparés, sans chouineries, caprices ou colères, ni "trainage" devant la télé. C'était drôle de les voir tourner en rond, prêts à partir dès notre signal, s'empêchant même de jouer normalement... Bref, à 7h45, on était tous au point! Alors on en a profité pour faire une petite séance photo souvenirs de maman complètement gaga mais les sourires étaient anormalement tendus et pas franchement naturels.

Moi, j'avais la banane constamment, (alors que pourtant la rentrée était aussi pour moi) tellement fière de mes lardons.

Ma seule contrariété était de ne pas avoir la possibilité de les accompagner dans leur classe (ben oui, si je fais leur rentrée, mes élèves ne peuvent pas faire la leur...en même temps, il faut que je m'habitue, je ne pourrais JAMAIS la faire...) Enfin bon, je me suis dit que c'était peut-être une bonne chose qui m'a évité la petite larme...et la transmission de mon stress aux concernés...

Bien sûr à l'heure de la récréation, je me suis jetée sur mon téléphone pour que super-papa fasse son rapport...

"Et bien, on est arrivé dans la classe, ils m'ont collé 3 minutes, je suis allé avec eux dans la petite cuisine, Alix a commencé à ouvrir le frigo et à partir de là, ils ne m'ont plus calculé. Je leur ai dit que je partais dans 5 minutes, Noa est venu me faire un bisou et il est reparti aussitôt. Et il a fallu que j'aille quémander un bisou à Alix..."

Résultat, en 10 mintues, c'était bouclé.
A noter que super-papa avait pris sa journée au cas où...Au cas où quoi d'ailleurs???
Bref, me voilà rassurée...
A midi, la maitresse avait fait passer le message que tout s'était bien passé pour mes garçons...
Rester plus que "l'épreuve" de la cantine et de la sieste...
A 16h30, la maîtresse a dit à super-papa que tout s'était bien passé, qu'ils s'étaient vite adaptés!
Que demander de plus??
J'ai retrouvé mes lardons tout souriants et fiers d'être allés à l'école, on aurait même dit qu'ils roulaient des mécaniques en traversant la cour...

J'étais persuadée qu'ils ne raconteraient rien de leur journée, que je n'aurais aucune information. Quand ils revenaient de la garderie (c'était il y a seulement 1 mois et demi), les conversations étaient plutôt du genre brèves et concises:
- Alors, la garderie s'est bien passée?
- oui
- et vous avez fait quoi?
- nous, on a joué
- et vous avez mangé quoi?
Comme réponse, j'avais droit à 2 versions:
1) rien
2) des pâtes et de la viande (oui, tous les jours, dans leur garderie, c'était régime dissocié!)
Et....rien de plus, non rien de rien, pas moyen d'en savoir plus par eux-même.

Mais là, j'ai eu une agréable surprise. Ils ont réussi à raconter plusieurs évènements de leur journée.
Alix a montré une comptine-jeux de doigts qu'ils ont appris avec la maîtresse, a dit qu'ils avaient fait de la peinture, que la maitresse a lu une histoire de loup, qu'ils avaient fait "la gym": "on courrait, on marchait tout doucement et après on a fait le petit chien".
Noa a su me dire ce qu'ils avaient mangé à la cantine (et pas des conneries, j'ai vérifié sur le menu en rentrant...)

Bref, je n'en espérais pas autant!

Je me suis rendue compte que c'était surtout Alix qui parlait de l'école; Noa semble plus réservé. Peut-être préfère-t-il garder son jardin secret? Avec son frère qui est une vraie piplette, c'est pas gagné!
J'ai adoré les entendre raconter leur journée en m'extasiant devant ce changement, comme s'ils avaient grandi d'un coup.

La journée s'est terminée dans une ambiance au niveau d'excitation extrèmement élevé: mes lardons parlaient fort, dansaient, sautaient, rigolaient...Et moi qui croyais que l'école aller les fatiguer! Se seraient-ils contenus toute la journée??? Euhhh, en même temps, c'est mieux que l'inverse, non?
J'espère que la rentrée s'est bien passée pour tout le monde, même pour ceux et celles qui franchissaient une étape importante...

samedi 28 août 2010

Il fût un temps où la bêtise préférée de mes lardons était de refaire la décoration des murs de notre appart', qu'ils ne devaient pas trouver à leur goût...Ils ont très tôt aimé dessiner mais comme je savais que les feuilles que je leur donnais n'étaient jamais assez grandes (si vous voyez ce que je veux dire...), je n'autorisais que l'utilisation de crayons de papier. Seulement il suffisait que je les laisse à cette occupation le temps d'aller remuer ma purée pour que Tsunami et Hiroshima aient laissé leur imagination et leur soif de création s'exprimer sur un support mural...Au lieu de nettoyer leurs oeuvres immédiatement, une flemmingite aigue m'a envahi en me disant que tant qu'à faire, il vallait mieux que j'attende que leur période "support vertical" leur passe...
C'est comme ça que 2 ans après, mes murs (blancs pour la majorité) étaient toujours tagués.
Ce n'est que la semaine dernière, dans un moment de surmotivation, que je me suis attelée à la tâche. Sauf que la tâche en question est grande et que les traces de crayons sont du genre tenaces. Au bout de 10cm² d'effort de grattage, j'ai proposé à super-papa de repeindre les murs, convaincue que les choses iraient beaucoup plus vite et pour un meilleur résultat. Mais devant son silence révélateur, j'ai repris mon éponge et ma bassine d'eau pour me remettre au boulot...Pinaize de pinaize, si j'avais su que ça serait si difficile à enlever, mes lardons se seraient contenter de faire des dessins à la garderie !

lundi 23 août 2010

Devinette

A quoi peut bien servir cette succession des prénoms de mes enfants??
Alors des idées???
Non, mes enfants ne mangent pas 1 jour sur 2... bien que ça réduirait notre budget alimentation..
C'est juste l'alternance de la sortie du bain ou de la douche. Chaque soir, on écrit le prénom de celui qui sera lavé et qui sortira en premier de la baignoire, pour que le lendemain, on se souvienne et on inverse.
Comment en est-on arrivé là?
Et bien quand on n'a plus supporté les disputes et les colères qu'engendrait le choix aléatoire du lardon qui avait la malchance de terminer son bain avant l'autre.
Ces espèces de merdeux magouilleurs sont très difficiles en négociation et persuasion alors quoi de mieux qu'une preuve écrite? Du coup, à la moindre réclamation, je faisais référence à la liste. Impossible pour eux de contester. Ca peut paraitre un peu ridicule mais ça a marché. Avec le temps, ils regardent tout seuls la liste et me disent qui doit être lavé et sortir en premier.
Voici donc la feuille qui fait office de décoration scotchée dans notre salle de bain (en même temps, vu la tronche de notre salle de bain, ça change pas grand chose). Si quelqu'un m'avait dit que l'éducation des jumeaux engendrerait ce genre de "règlement", je ne l'aurais pas cru...
A vrai dire, j'ai un peu l'impression d'être toujours à la recherche de tactique, stratégie, de plan d'attaque pour que les choses se passent plus calmement chez nous...et ça m'épuise...Docteur, c'est normal??????

jeudi 19 août 2010

J'en ai marre...

J'EN PEUX PLUS DE CETTE SUCETTE!

Non, franchement, cet objet qui m'a certes soulagé pendant de nombreux mois, réduisant de 25% (oui seulement), les chouinages de mes lardons, a pris au fil du temps une place démesurée dans la vie de mes nains. Je ne peux plus les voir (les sucettes, bien sûr, quoique....) scotchées sur leurs bouches, je ne supporte plus d'entendre mes lardons parler avec ces morceaux de plastique sur la langue, accentuant leur zozotement et leur chuintement. Ils ne sont déjà pas très en avance au niveau du langage alors s'ils se mettent des barrières, les choses ne vont pas avancer très vite...
Evidemment, ça ne les empêche pas d'être actifs, curieux, bavards, autonomes sur plein de points...mais moi ça m'énerve de parler avec un enfant qui a une patate chaude dans la bouche!


Pourtant, on a bien essayé de réglementer l'usage de ces sucettes, genre "vous n'avez droit à la sucette que pour faire dodo". Mais mes mardons n'étant pas du genre "facile dans la négociation", il faut se battre pour que la règle soit respectée...et comme il faut se battre pour beaucoup d'autres choses en ce moment, et bien....

Alors, comment faire?

On a essayé le "Tu es grand maintenant...tu vas aller à l'école... là bas, tu n'auras pas le droit de prendre la sucette... Et puis, il n'y a que les bébés qui ont la sucette dans la journée..."

Autant vous dire que ça ne marche pas du tout.

L'an dernier, à l'approche de Noël, on avait aussi tenté l'influence du Père Noël en disant "Ca serait bien que tu donnes ta sucette au Père Noël..." Ouais, ben j'ai vu Noa se décomposer au fur et à mesure de sa réflexion, puis il me dit en pleurant à chaude larmes: "moi veux pas cadeau, moi pas donner ma sucette"... J'ai pas insisté...

Ensuite, complètement désespéré, on a même montré (sur une idée de Caro), des photos de 2 enfants portant un appareil dentaire, suivies d'un discours moralisateur de notre part:"si vous gardez trop votre sucette, quand vous serez grand, le dentiste va vous mettre un appareil dans la bouche comme ces enfants. Papa en avait un quand il était petit et ça faisait très mal."


L'objectif était de provoquer une réaction de peur ou de dégoût....Malheureusement, la réaction a été la même que lorsqu'un fumeur lit les messages de prévention des paquets de cigarettes, c'est-à-dire: rien, que dalle, nada....1 heure après Noa me réclamait sa "mama".

Pourtant, quand ils sont chez les papis/mamies, la sucette reste dans le lit et ils ne la réclament pas ou même s'ils la réclament, papis/mamies arrivent vite à les convaincre de ne pas la prendre...

Avec nous, c'est une autre histoire, ou plutôt un autre bras de fer!

Je suis à court d'idée, dans mes moments de saturation, j'ai bien pensé à lancer les sucettes par la fenêtre ou les mettre à la poubelle mais je ne suis pas sûre que ce soit une excellente idée...

Alors, je compte sur l'école pour démarrer la désintoxication, peut-être servira-t-elle de déclic...

dimanche 15 août 2010

Des progrès...(2)

Les 15 jours de vacances auront été marqués par des progrès sportifs mais aussi par la disparition des ... POTS!
Aaaaaalléluia!
Déjà 1 an qu'ils trônaient dans notre couloir (les toilettes étant trop petites pour accueillir 2 pots en même temps).
On en avait 2 identiques (un des seuls objets que je n'ai pas jugé nécessaires de personnaliser).
2, car l'envie de l'un déclenchait comme par hasard l'envie de l'autre (y'a beaucoup d'autres choses comme ça qui se font de manière simultanée ou successive dans un temps très rapproché...je soupire profondément en même temps que j'écris cette phrase).
Encore aujourd'hui, l'envie peut survenir au même moment mais ils se maitrisent et peuvent donc patienter le temps que le premier se soulage. (Entre nous, heureusement, car nous ne comptions pas installer un 2ème W.C...).
Ces 2 pots ont été le terrain de longues conversations gémellaires, genre "on boit un verre en terrasse pour se raconter les derniers potins, faut dire qu'on ne s'est pas vu depuis 6 mois...". Bref, je sentais que mes lardons étaient plutôt attachés à leurs pots et les préféraient aux "toilettes de grands".



Et puis, les vacances sont passées par là, les pots ne sont pas rentrés dans nos valises. Mes lardons ont bien été obligés de s'adapter...



Tout se fait maintenant sur les toilettes et je trouve ce changement plutôt sympa, même très sympa. On en avait vraiment marre de devoir les vider dans les toilettes et d'entendre le "splash" du crash dans la cuvette. Marre aussi de les laver et marre de les voir dans le couloir comme un objet de décoration...

Bref, c'était l'overdose de pot, après 1 an de bons et loyaux services.

Et même si je me rappelle mettre extasiée devant ces pots remplis et avoir sorti les tonnerres d'applaudissements lors des premiers pipi/caca, je les ai envoyés à la cave sans nostalgie... D'ailleurs, je crois que si c'était à refaire, je débuterai l'apprentissage de la propreté de la même manière, avec un pot comme les notres (les plus basiques qu'y soient) et une fois l'affaire réglée, j'achèterai rapidement un réducteur de ce genre (en enlevant le récipient du milieu):


Maintenant, pour la petite commission, c’est "lever" de lunette des toilettes, montée sur le marche-pied et pipi debout (en essayant de ne pas en mettre à côté bien sûr). Pour la grosse, ils rajoutent le réducteur.
Ils font ça tout seul, comme des grands. Quel bonheur!
Le seul problème, c’est que super-papa a oublié de leur apprendre à rabaisser la lunette...alors imaginez ma galère avec 3 hommes à la maison…Je vais devoir me plier à la majorité et donc à l’abaissement intempestif, sans compter que je vais devoir m'attacher au nettoyage plus fréquent de cette lunette… et de ses environs.

mardi 10 août 2010

Des progrès...(1)

Mes lardons ont toujours bien aimé se baigner, que ce soit à la mer, au lac ou à la piscine. Mais, oui car il y a un mais...Avoir pieds était la condition indispensable pour qu'ils profitent de la baignade en toute décontraction. Et oui, ils sont nés sous un signe de terre…dès qu'ils n'avaient plus pieds, les sourires se crispaient, les muscles se tendaient...
Les brassards n'avaient encore pas trouvé leur utilité, ils étaient portés mais n'avaient jamais portés leurs propriétaires. En gros, le barbotage éclatait mes lardons, par contre quand il fallait passer aux choses sérieuses, l’ambiance se gâtait…
Que ce soit Alix ou Noa, ils étaient accrochés à l’un de nous comme des moules à un rocher. On pouvait toujours essayer de les décoller, il y avait comme des ventouses à leurs bras et leurs jambes. La baignade était très vite écourtée pour retrouver la terre ferme tant attendue. Les visages se décrispaient, le sourire naturel (et non forcé) revenait : bref c’était la libération !

Et moi, ça m'énervait, surtout quand je voyais des enfants plus jeunes flotter tous seuls avec leurs brassards!

On s'est dit que c’était peut-être de notre faute car nous leur avions mis des brassards assez tard. On pensait que ça ne servait à rien tant qu’ils étaient petits et qu'ils se contentaient de barboter là où ils avaient pieds. Sauf qu’ils n’ont pas pris l’habitude de ressentir la « portée » des brassards et la possibilité de flotter grâce à eux.

En arrivant dans notre centre de vacances, on s’est aperçu qu’il n’y avait pas de pataugeoire, quelques escaliers seulement permettaient de rentrer progressivement dans l’eau, ensuite l’eau avait une profondeur minimum de 90 cm. Alors, malgré leurs brassards, ils ne voulaient pas rentrer dans l’eau et passaient leur temps à monter et descendre 3 marches. Pour de la baignade, c’est un peu léger…

Et ça m'énervait encore plus...

Évidemment, avec ma capacité à être patiente, j’ai commencé à bouillir et j’ai balancé Alix au milieu du grand bassin lâché les mains d'Alix (celui que je sentais le mieux, enfin, plutôt le moins peureux) qui s’est retrouvé à flotter puisqu’il avait les brassards...................... mais complètement tétanisé, immobile et raide comme un piquet en train d’hurler tant qu’il pouvait « mamannnnnnnnn ». J’ai réessayé 2 ou 3 fois et puis je me suis dit que j’allais passer pour une mère indigne qui traumatise son fils. J'ai dit à super-papa: "tiens, débrouille-toi avec ton fils, moi je démissionne"...

Le premier mercredi des vacances, Jennifer (et Cédric qui avaient passé la journée avec nous ) me conseille de leur mettre des ceintures. Sitôt dit, sitôt achetées, le lendemain, mes lardons étaient affublés de tout l’attirail nécessaire : ceinture, brassards, bob, t-shirt, lunettes de soleil…LA totale. Et là, le miracle s’est produit : mes lardons ont eux-même demandé à nager tout seuls et leur sourire jusqu'aux oreilles est revenu. C'était donc aussi simple que ça? Maintenant, c'est le top, ils vont partout dans l'eau très facilement sans aucune appréhension. On profite pleinement de la baignade tous les 4, et c'est quand même beaucoup plus drôle qu'avant!

Quant à moi, je crois qu'il faut que je commence un travail de gestion de ma patience, ou plutôt de mon impatience devant l'évolution de mes enfants. Parfois je me demande comment je peux être enseignante avec des enfants déficients (avec qui il faut forcément plus de patience), alors que je n'ai aucune patience! Mais peut-être est-ce tout simplement parce que ce sont mes élèves et non mes enfants.
Va falloir que je prenne conscience qu'il est préférable pour mes lardons de ne pas m’occuper pas de leurs apprentissages sportifs (l'expérience du ski m'en avait déjà donné un aperçu), je ne suis vraiment pas douée pour ça. J’espère au moins que je serais meilleure(et surtout plus cool) pour les apprentissages scolaires mais rien n'est moins sûr ;-))

lundi 9 août 2010

Retour de vacances

Nous voilà de retour!
De retour de 2 semaines de vacances bien remplies et bien ensoleillées.
Nos lardons en ont profité à fond et nous, nous avons profité à fond de nos lardons.
Tout s'est bien passé.
Le mini-club, pour lequel nous avions choisi ce village-vacances, a vu nos lardons seulement 4h en 15 jours! Ils n'avaient vraiment pas envie d'y aller et cela m'a tellement fendu le coeur que j'ai capitulé au bout de 2 demi-journées. Autant d'ordinaire, je n'hésite pas à les laisser à d'autres, autant, là, j'en avais mal au ventre. Le revers de la médaille, c'est qu'il a fallu trouver des activités pour les occuper et vu leur énergie à courir, nager, parler...et bien moi, je n'arrivais pas à suivre! Il me fallait absolument une pause-sieste dans l'après-midi pour que je puisse "repartir". Les lardons, eux s'en seraient volontiers passé mais c'était vital pour moi...
Alors, on a joué aux boules, aux raquettes, au mini-golf, au foot, à cache-cache...et puis on est allé à la mer, au lac, à la piscine, au zoo, au manège...
Bref, c'est clair et net, quand ils auront 8 ans, je ne pourrais définitivement plus les suivre...

J'ai beaucoup apprécié le véritable break que nous avons fait avec notre quotidien: le ménage s'est résumé à un coup de balais par jour, la cuisine au stric minimum (pour le midi, menu genre : melon, coquillettes, jambon) et aucune cuisine pour le soir, c'était resto du village-vacances (ce qu'ils appellent "formule semi-restauration"). Bref, le pied!

Et voici encore un petit diaporama-résumé...


vendredi 23 juillet 2010

Top départ


A peine les valises défaites de notre séjour à Amsterdam, nous les refaisons pour cette fois nos vacances en famille.

Direction Roquebrune sur Argens.

Oui, oui, c'est bien là que tout a été dévasté au mois de juin. On ne s'est même pas renseigné pour savoir si notre village vacances avait été touché...On s'est dit que s'il y avait eu un problème, l'organisme nous aurait appelé...ou pas d'ailleurs.

Bref, c'est parti pour 15 jours au même endroit (une première pour nous).

Tout est bouclé, il ne reste plus qu'à endormir les petits qui font encore la java alors qu'il est 22h40. Mais je reste cool, ce sont les vacances, ils auront le temps de dormir dans la voiture. A ce propos, priez (pour nous) pour qu'ils dorment le plus possible, sinon, va falloir "meubler" et meubler sur 400km, c'est long, très long...

Surtout pour moi.

Je suis toujours le copilote, donc c'est moi :

- qui fait la police,
- qui me contorsionne pour ramasser les jouets/doudous tombés une cinquantaine de fois entre les multiples objets qui comblent les moindres trous de l'espace intérieur de notre voiture,
- qui donne à boire/à manger,
- qui fait le guignol en épuisant mon répertoire de comptine (les gens doivent bien se marrer en me voyant m'agiter dans tous les sens, taper des mains...)

Et puis, le bouquet final reste les : "C'est où la mer?" ou encore "C'est dur aller à la mer" intempsifs qui font monter la tension générale (déjà bien haute) jusqu'au seuil limite.

Mon seuil limite se traduisant par successivement un hurlement maternel "STOPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP"

suivi de la menace suivante:

"si vous n'arrêtez pas, on n'ira pas au Mac Do!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

(ouais, je sais, j'suis une mère qui a épuisé son stock de solutions miracles faisant un quelconque effet sur ses gremlins de 3 ans....)


On finit toujours par aller au Mac DO parce que TOUT le monde en a vraiment envie et qu'à la fin, ça met TOUT le monde de bonne humeur...
A bientôt!

jeudi 22 juillet 2010

Le dernier.


Voilà, le dernier jour de garderie est arrivé.

Mardi.

3 ans que mes loulous allaient 3 jours par semaine de 8h à 17h à la "ribambelle".

Ils y sont arrivés à 5 mois, n'avaient même pas encore commencé la diversification alimentaire et dormaient par tranche de 35 à 40 minutes. De tout petits bébés.

Je me revois encore débarquer avec n°1 dans un bras, mon énorme sac à langer dans l'autre. Je me revois le "larguer" dans les bras d'une auxiliaire pour aller chercher le 2ème dans la voiture (par bonheur, on peut se garer juste devant la porte).

Le sac à langer était plein à craquer avec 4 biberons remplis d'eau, 4 dosettes de lait maternisé, 2 draps, 2 gigoteuses, 2 tenues de rechange, 10 couches...et je crois que c'est à peu près tout. Bref, la dépose des lardons ressemblait à une épreuve sportive, réitérée le soir évidemment. Plus tard, il a fallu remplacer les bib par le "panier repas", représentant la collation du matin, le repas du midi et le gouter et vu l'appétit de mes ogres, je ne pouvais pas me contenter de leur donner un petit pot et une compote. Et puis, la garderie a décidé (quand ils avaient environ 20 mois) de fournir les repas. Alléluia! Le sac s'est donc considérablement allégé pour se réduire à un petit sac à dos chacun quand les couches ont disparu...

Je me suis souvent dit que nous avions eu vraiment de la chance d'avoir 2 places dans cette garderie avec un personnel de qualité. On voyait bien que nos lardons s'y sentaient parfaitement bien. C'était très rassurant. J'avais une confiance totale et ça, je ne crois pas me tromper en disant que c'est ce que souhaite tout parent. J'ai donc, je l'avoue, eu un petit pincement au coeur lorsque super-papa et moi sommes allés les chercher pour la dernière fois. Une grande étape est franchie. Mes petits sont devenus assez grands pour aller à l'école. Il nous reste 5 semaines pour nous préparer.


Ps: la visite de l'école s'est faite fin juin, la maitresse les a laissé jouer dans la classe avec ses élèves pendant qu'on discutait et au moment de partir, mes lardons ne voulaient plus partir justement : "nous la pas assez jouer encore!". Pourvu qu'ils disent la même chose à la rentrée...

mercredi 21 juillet 2010

Amsterdam

Voici un petit résumé de nos 4 jours à Amsterdam. On en a profité à fond!

lundi 12 juillet 2010

1ère invitation

Depuis cette année scolaire, mes lardons commencent à nous parler de certains copains, enfin, c'est plutôt quand on leur demande "avec qui t'as joué aujourd'hui à la garderie?", des prénoms reviennent souvent: M., B. et A.

Effectivement, en allant les chercher, je les retrouve souvent avec ces 3 autres blondinets. J'ai cru comprendre qu'ils jouaient à la guerre avec B, faisaient des conneries avec A et se fendaient la poire avec M. (On est d'accord que c'est toujours à cause des enfants des autres que les notres font des bêtises parce que les notres sont des anges...je déconne, biensûr)

Et puis, il y a quelques temps, je croise la maman de M qui me dit: "Ah...M n'arrête pas de me parler d'Alix et Noa, je crois qu'il les aime vraiment beaucoup; il était très déçu vendredi dernier quand vos enfants n'étaient pas là..."
Bon et bien, c'est cool, les premiers copains sont arrivés, cela me rassure de savoir que mes lardons sont capables d'aller vers d'autres enfants, de savoir qu'ils ne sont pas enfermés dans leur bulle géméllaire comme ils l'étaient étant plus petits.

Quelques semaines passent, la maman de M et moi étions en train d'essayer d'habiller nos rejetons dans le vestiaire de la garderie alors qu'ils étaient excités comme des puces quand elle me dit:
- Est ce que vous croyez qu'il serait possible qu'Alix et Noa viennent goûter à la maison un après midi pour jouer avec M?
Imaginez-moi en train d'essayer de mettre une chaussure à l'un tout en disant à l'autre de ne pas faire le singe en s'aggripant au porte-manteau ET en essayant de percuter ce que la maman venait de me dire...
- .....euh....ben....euh , oui pourquoi pas, mais vous n'avez pas peur? Vous avez un jardin clot?
Elle est complètement folle un peu téméraire je trouve. Les 3 minots ensemble vont lui retourner la maison!

S'en est suivi un échange de coordonnées, de disponibilités...

Enfin voilà, j'ai été très surprise (pour ne pas dire que je suis restée sur le c#*) mais ravie de cette invitation. Cependant, je ne m'y étais pas du tout préparée; je croyais que cela n'arriverait que dans quelques années... En fait, c'est la réaction de mes lardons qui me fait peur: je les vois déjà accrochés à moi comme des moules à un rocher en train de chouiner et du coup le goûter tourner au drame... Alors qu'ils seraient peut-être tout contents de jouer avec leur copain...

C'est un peu tôt, non? Ou c'est moi qui ne suis pas prête?

Demain, décollage pour Amsterdam à 6h55...........enfin!

vendredi 9 juillet 2010

La reprise ou plutôt le début des vacances...


Les joies de l'été: une glace sur la terrasse...(Alix en haut)

Y aurait-il eu un bug sur mon blog depuis plus d'un mois?

Rmmm, rmmm, en fait, c'est dans mon cerveau qu'il y a eu un bug...Mes neurones ont frisé la surchauffe en cette fin d'année scolaire! Mes excuses? Une classe de mer qui a mis à rude épreuve ma patience et mes nerfs (même si tout s'est bien passé et que ce fût une riche expérience!), une maladie de Noa, une autre d'Alix, un week end à Marseille en hôtel avec les gnomes, des sorties entre copines, des évènements de fin d'année à l'école... Bref, mon corps m'a lâché, le traitre, lui qui a tenu tout l'hiver sans broncher; il a attendu la fin juin pour prendre le contrôle de la machine (une angine carabinée m'a mise K.O).

Une copine m'a dit: "non mais tu crois quoi, t'as plus 20 ans, quand tu rentres chez toi, tu peux pas te reposer, t'as une famille". D'accord, j'ai abusé mais merde, cela faisait tellement longtemps que j'hibernais dans mon 64m² que je me suis crue superwoman. J'ai cru pouvoir gérer une vie sociale, culturelle, familiale et professionnelle à fond. J'y ai cru vraiment.

Depuis mon angine, la "je fous-rien attitude" m'a terrassée, pendant plusieurs jours, (heu semain à vrai dire), j'ai fait le minimum vital sans avoir le courage d'aller surfer sur internet et encore moins sur mon blog. Lolo n'en revenait d'ailleurs pas de mon sevrage d'internet...
Mais je commence à refaire surface, normal, les vacances sont arrivées et je vais le crier haut et fort: pour 2 MOIS! Oui, comme ça, c'est fait, tout le monde va me détester, j'ai d'la chance, je sais....



Pour cette reprise, voici une "perle" de mon Nono:

Un soir, Super-papa va chercher ses héritiers à la garderie. En papa très consciencieux, il demande à L., l'auxiliaire de puériculture comment la journée s'est passée...
L: - Très bien! Bien mangé, bien dormi et bien joué! ah, il faut que je vous dise...Tout à l'heure, Noa était derrière moi et il me dit "oh L., pourquoi toi a des miettes sur ton tee-shirt??"...

Super-papa: ???........

Evidemment ce n'était pas des miettes mais ...des péllicules...
Je vous dis pas comme j'étais contente de ne pas être allée chercher mes lardons ce jour-là...

NB: L. a raconté cette histoire en précisant que ça l'avait beaucoup fait rire!

dimanche 30 mai 2010

Brèves de fin mai

Attention billet pourri! Mais je ne pouvais pas partir 9 jours loin de mon ordinateur en ayant déjà délaissé mon blog depuis 12 jours...
Alors ce billet sera en fait une liste de brèves sans relation particulière mais à l'image de mon cerveau: beaucoup de choses à gérer en ce moment et peu de moments à la maison ("Tu aimes ça de toutes façons" me rétorque Monsieur Chéri, et le pire....c'est qu'il a raison!)...

# Dans un grand moment de flémardise, Noa refusait de s'habiller tout seul (alors qu'il sait faire). Un peu pressée, j'ai cédé en lui annonçant officiellement, qu'à partir du moment où il irait à l'école, il s'habillerait tout seul. J'en ai profité pour lui parler un peu de l'école et notamment lui dire le prénom de sa maitresse.
- Noa, quand tu iras à l'école, tu auras une maitresse qui s'appelle Dominique, c'est elle qui te fera travailler.
- Et toi maman, ta maitresse, comment elle s'appelle ?


# Nous avons passé un super Week end de la pentecôte entre copains, au bord de la mer: 6 adultes, 6 enfants dans 2 mobilhomes...On a mis 3 jours pour s'en remettre (lessives, rangement mais aussi fatigue) ...pour 3 jours de vacances! Ouaip, mais ça valait le coup! Une coupure idéale!

# Mes valises à peine défaites du week end, je les ai refaites aujourd'hui pour retourner à la mer. Demain, ce n'est pas avec mes enfants et mes amis que je pars mais avec mes élèves et mes collègues. La dévouée maitresse corps et âmes que je suis rrmmm!, a accepté de partir avec 70 élèves à la mer, pendant 9 jours mais pourquoi j'ai dit oui, pourquoi??? . 1 an d'organisation et de galères pour permettre à 70 minots de s'éclater...Mon côté mère thérésa est à son paroxisme!


Sans rire, je ne sais pas comment je vais gérer l'absence de mes lardons. Je ne me fais pas de soucis pour eux, ça m'étonnerait fort que je leur manque: super-papa, super-mamies et super-papis vont se relayer, alors ils n'auront pas le temps de s'ennuyer. Par contre, moi, ce sera la première fois que je les laisse aussi longtemps et aussi loin de moi. J'ai surtout peur de craquer après les avoir eu au téléphone, le soir par exemple. Alors, il faut peut-être que je fasse comme pour nos élèves qui n'ont droit qu'à un seul coup de fil aux parents dans toute la semaine...

Je viens aussi de me rendre compte ce soir que ce sera la première fois que je quitte Monsieur Chéri aussi longtemps...ça m'inquiète moins, mais faut pas le dire, surtout, je ne serais pas là pour lui fêter ses 35 bougies...

# Dernière news, Noa a de la fièvre depuis ce soir. Dire qu'il n'a pas été malade depuis le mois de novembre! Aurait-il somatisé mon absence?? Bon allez, j'y crois pas trop, on va plutôt dire que son nez coule depuis ce matin et qu'il a juste chopé une rhino...et moi je vais culpabiliser de ne pas pouvoir m'occuper de mon nono...

Allez, je veux profiter de ma semaine en me disant que je vais vivre une expérience enrichissante alors que certains restent enfermés dans leur bureau grisatre...
Je pourrais me la péter avec mon bronzage pré-estival...et mes valises, celles sous les yeux, hein et toc!

En parlant de valise, je m'en vais de ce pas essayer de trier mes affaires si je veux la fermer, ma valise...

mercredi 19 mai 2010

A la garderie

avril 2008: 1 an

avril 2009: 2 ans


mai 2010: 3 ans




Un photographe vient chaque année la garderie, à la même période. 2 semaines après les séances-photos, les parents peuvent feuilleter l'album pour admirer leur enfant sur une demi-douzaine de photos, toutes en portrait. J'ai la chance d'avoir 2 enfants, donc 2 fois plus de photos individuelles, plus 2-3 photos de mon duo infernal. J'adore ce moment, où sous le regard attentif (et certainement amusé) des auxilliaires (qui me voient en totale admiration devant les photos de mes enfants, complètement gaga, bref)......., je dois choisir (et au prix de la photo, je peux vous affirmer qu'on s'oblige à choisir, rmmm, rmm..). Mais je me rassure en me disant que toutes les mamans doivent faire pareil...hein, c'est vrai?
Les photos de cette année sont donc les dernières faites à la garderie, les dernières de mes lardons en tant que bébés schtroumpfs: l'an prochain, ce sera la première photo de classe!

Alors, qui est qui?


mercredi 12 mai 2010

Quoi?

En vrai prototype du genre masculin, mes lardons occupent leur journée à la maison en faisant rouler des véhicules de toutes sortes avec leurs bonshommes sur tous les supports possibles...
Entre tous les véhicules, il y a les voitures 4X4 qui ont leurs préférences, on peut y ajouter une remorque et ça, et ben c'est le top! Ils aiment y mettre des personnages en position allongée et les transporter dans toute la maison. Rien d'exceptionnel jusque là et jusqu'à maintenant...
Sauf qu'hier, en pleine action, j'entends n°2 dire "tous, ils sont morts..." Quoi? comment? Qu'est-ce que tu as dit?
J'étais sous le choc. Mes lardons sont trop petits pour prononcer ce mot!
Je n'ai pas su quoi dire. Est-ce qu'il fallait que j'entame une discussion de psy genre "et pourquoi ils sont morts? Et tu sais ce que c'est la mort?" Non, pas envie. Pas envie de leur parler d'une chose aussi difficile. Mais que peut bien signifier ce mot pour eux ?

Evidemment, n°2 s'est mis en mode stéréo, estimant la trouvaille verbale de son frère plutôt bonne, et ils se sont amusés à transporter leurs personnages tous morts...

Ce mot venant de leurs petites bouches m'écorche les oreilles. Je ne m'y fais pas.

J'avais envie de leur dire "arrêtez, ne dites pas ça, ça me fait mal"...comme si cet interdit pouvait les protéger...les protéger de quoi d'ailleurs? De la réalité?

Je préfère les garder dans un petit monde de bisounours encore un p'tit moment...Mouais, on verra plus tard.

vendredi 7 mai 2010

Chronique d'un achat de chaussures

Acheter des chaussures pour mes lardons est une épreuve pour moi. Ben ouais, c'est la corvée. Tout autre achat est un plaisir mais pas les chaussures...

Pour vous expliquer un peu mon problème, mon sérieux problème, voilà comment s'est déroulé le dernier achat:

Les beaux jours arrivent (enfin, ça c'était la semaine dernière, j'ai été plus que naïve en pensant que l'été était là pour de bon...jusqu'en octobre, bref!) et les odeurs dans les baskets se faisant de plus en plus...comment dire...à tomber par terre...il fallait investir dans des chaussures ouvertes.

Dans un premier temps, j'ai fait le tour des magasins, SEULE, pour faire du repérage, histoire de ne pas aller dans tous les magasins avec un lardon dans chaque main, à me faire une entorse des yeux en surveillant les 2 gnomes qui bougent tout le temps et en même temps en essayant de trouver mon bonheur (on est là pour ça quand même!).

Mais cela relève du miracle de trouver 2 paires de chaussures DIFFERENTES, à mon goût et de la bonne pointure dans le même magasin. On dirait pas comme ça, mais je vous jure que ce n'est pas gagné d'avance.

1er magasin: 1 paire repérée mais sans grande conviction.

2ème magasin: 1 autre paire repérée.

Dans un deuxième temps, faut bien emmener les lardons pour essayer. Le lendemain, j'ai la chance d'avoir l'aide de papi Jm.
Arrivés au 1er magasin, les lardons sont surexcités, ils veulent tout essayer, tout toucher, même les plus moches (punaise, z'ont pas de goût mes lardons), font tomber la moitié des boites, sèment leurs chaussures un peu partout dans le rayon...

Bref, entre les "non, Alix arrête de tout toucher", les "non Noa, tu attends avant d'aller faire du manège, on est là pour t'acheter des chaussures!", "attends Alix avant d'enlever ta chaussure, j'ai pas eu le temps de voir si elle t'allait...", je m'active dans tous les sens transpirant comme une grosse vache pour que l'affaire soit bouclée le plus rapidement possible et qu'on sorte du magasin.

PS: Au passage, si je tenais le sadique qui a installé ces 2 espèces de manèges qui obsèdent tous les enfants du magasin, il passerait un mauvais 1/4 d'heure!

Entre les boîtes de chaussures qu'on a ouvertes, les casquettes qui ont atterri par terre, on ne sait d'ailleurs pas comment, les anciennes chaussures, parfois même les chaussettes, les nouvelles chaussures en plusieurs pointures, le rayon est un véritable terrain miné.

Alors, il a bien fallu qu'à un moment, je rassemble tous mes neurones (de blonde, bien sûr, j'le dis avant qu'on me le dise...) pour faire le point sur les chaussures qui allaient et celles qui n'allaient pas, en ordonnant suggérant à mon père "vas-y pa', fais leur faire du manège, ça les occupera!" (Ah ben ouais, ils ont eu ce qu'ils voulaient ces morveux)
Je suis tout de même arrivée à la caisse transpirante et épuisée avec 2 paires de chaussures!

Mission accomplie.

Et si super-papa me dit en arrivant le soir "aahhhhh, mais elles sont moches ces chaussures", je lui les fais bouffer!

Mission accomplie? Ouais, c'est ça!

C'était sans compter sur les pieds de Noa qui ont grandi pendant le trajet du retour (soit 15 minutes). On ne vous a jamais dit que les pieds des enfants grandissent très vite???
Je ne sais ce qu'il s'est passé mais quand Noa a voulu mettre ses nouvelles chaussures, je me suis rendue compte que je les avais prises trop petites! Oh *#¤~#!!!

Glurps!

Maintenant il fallait faire comprendre à un enfant de 3 ans que :

- non, il ne mettrait pas tout de suite ses chaussures,

- que sa mère est une grosse naze,

- qu'il faudrait retourner au magasin le lendemain

- mais que par contre son frère pourrait, lui, mettre les siennes ce soir...


J'y ai mis toute ma diplomatie...et j'ai évité le déversement de la fureur de Noa...Ouf...


Mais le meilleur est arrivé après...quand super-papa a voulu prendre les choses en main, qu'il est retourné au magasin le lendemain avec ses rejetons et qu'en rentrant à la maison, il s'est aperçu qu'il avait pris la mauvaise paire...Bouuuuuu
Noa, très philosophe, a seulement répondu un "rhoooo, papa est coquin!" Je crois qu'il a compris que ses parents ne tenaient pas la route sur certains points, rrmmm...

Vous ne le croirez peut être pas mais 3 jours après, super-papa a donc de nouveau échangé les chaussures, prenant le bon modèle cette fois mais... dans une pointure trop grande. Oui, véridique!

Cette fois-ci, Noa a carrément préféré se taire...

Aujourd'hui, j'ai donc encore procédé à un échange qui cette fois-ci ......a été le BON!

Oui, je suis d'accord, un alleluia est approprié...

Bon, je conçois tout à fait qu'on puisse se moquer de nous, je l'avoue, nous avons été des nullités absolues sur ce coup-là. Nous demandons donc de l'aide pour le prochain achat de chaussures (pas avant septembre en principe): il est temps que nous soyons coachés! On fait bien du coatch pour tout alors pourquoi pas...

Ps: un autre hallelujah qui me donne des frissons quand je l'écoute...